‹ Études sur les tragiques grecsChapitre 91 sur 185 · RS · texte numérisé non relu

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Ce qu'il y a d'équivoque (hns an tel dénouaient,

mêlé, tout heureux qu'il est, de pressentiments uniatri iblê indiquer que Lvonyrag6 était suivi d'une autre i) même de deux, où on voyait, à la suite d'événemrnts qu'il n'est guère possible de restituer avec certitude1, mais qui peut-être plaçaient Danaûs sur le trône d'Arços et le forçaient de traiter avec les fils d'K^yptus, le mariage sanglant de ces derniers, la généreuse désobéissance et Jes cruelles épreuves d'FIypermnestre. Et en effet, au nombre des pièces perdues d'Eêchyle, se trouve une tragédie des DanaldêS, qui n'était pas, quoi •n ait dit Strabon*, la même (pie les Suppliantes, qui avait au contraire pour objet de Continuer, d'achever leur histoire laissée incomplète. Les fragments qui s'en sont conservés le prouvent. L'un3 semble avoir appartenu à un récit de la vengeance exercée par les filles de Danaiïs sur leurs époux, dans la nuit même dos noces; l'autre* est composé de quelques beaux vers, où Vénus !>re elle-même l'empire qu'elle exerce sur la nature5.

« Amant divin, le ciel, de ses pures eaux, veut pénétrer le sein de la terre; un môme amour presse la terre d'accomplir cet hymen. La plui-- , tombant sur 1 • sol, la féconde, et

il enfante pour les hommes les fruits de Cérès, pour les troupeaux l'herbe Dourricière; et les arbres, sous l'humide embrassement, développent leur verdure nouvelle. Tout cela, c'est moi qui en suis la cause. »

Ce second fragment n'est pas lui-même sans rapport avec le sujet d'une pièce dans laquelle une passion brutalement assouvie trouvait un châtiment cruel , dans

1. àpollod., Iiil>!ioth, II. i: Hyg., Fab., 168; schol. Hom. ad Ilia<l, I, 42-. Pind. ad tfem., x, 10; sohol. JSsehyU, ad PronwlA., 6 Buripid. ad Ihc, hto, Orest., 860; Senr. ad £n.. X. ,

2. V, 2. Ood, H rmano corrigeant ce texte [deAisehyli Danaidibus; Opusc, t. II, p. ;!,31) . au lieu de « comme dit ./Eschyle dans les Suppliants <u m l'ai • lit • et les Danaïdes. •

Ind., Pyth.t III, 27.- 4. Athen., Dttpn., XIII. - &. CI. id., Hiypnlyt., , p. Chryripp., fragm. xvn, vu; LucreU.

de A'df. rer., /, 2âl; Virg,, Ccorg., 11,3

laquelli i one di l'amooi

le changement soudain d'une dee complice

t'-ntai incomplet; il paraît, de pi ij

que dil Paa&anias1 d'une statue que consacra à nus Nioépbore Bypermnettre 9 Mutée da et dont la menaçait son père, par les raffragi s de ses

juges, les Argiens. Je dirai toutefois que cette ir. vmtion de Vénus et les vers qu'elle prononce ont semblé rappeler les prologues et les dénouaient chine d'Euripide, et qu'on y a vu une raison d'acooi quelque attention au témoignage d'Euslathe*, qui attribue le second fragment des Danaides, non pas, comme Athénée, au grand Eschyle, mais à un poète alexandrin du même nom*. S'il était vrai, comme l'a ingénieusement conjecturé W. Schlegel, qu'une autre pièce, également perdue, de notre auteur, les Égyptiens', eût retles filles de Danaûs forcées, pour échapper à un hymen détesté, de s'exiler de l'Egypte, les Suppliantes auraient occupé le milieu d'une trilogie5, et il serait plus facile de

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