‹ Études sur les tragiques grecsChapitre 99 sur 185 · l'rnwi'th., v. 873 893. Cf. Pind., Nem.f · texte numérisé non relu

l'rnwi'th., v. 873 893. Cf. Pind., Nem.f

2. \ ; -M'- Lui même a gravé sur le baudrier de Pallas l'aventure dei

Rapiena Immania pondéra balte),

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L'antiquité' parle, de deux jugement* r ndoa par les Argiens : l'un sur Danafls, et ses cruelles fille . devant eux par Egypte»1; l'autre sur Hyjx

poursuivie, pour sa noble d û-,

devant le même tribunal *. D'habiles critiques ont

qu'il fallait chercher le sujet des Danaldes d'Eschyle dans

le second de ces jugements*, peut-être même tons

les deux6, malgré la difficulté de concilier, par une exposition commune, ce qu'ils ont de contradictoire. La pièce, selon ces opinions, aurait en assez de ressemblance avec celle qui termine, par le procès d'Oreste, devant l'Ai page, le terrible enchaînement de malheurs et de crimes que développe YOreslie; Vénus y aurait joué un rô e analogue à celui de l'Apollon des Eumènides, et, dans une sorte de plaidoyer de la déesse, en faveur très-probablement d'Hypermnestre , auraient trouvé place les vers qu'un des deux principaux fragments autorise à lui attribuer6: d'autre part, ce serait à un plaidoyer de

1. Od., III, xi, 37. — 2. Euripid., Orest., 861. schol.; B-lleroph., fragm. xxix; Apohod.,.Bt&/.,II,i. — 3.Pausan., Corinth. xxi.

4. "Welcker, Trilogie d'Eschyle, p. 390 sqq. ; Bode, llisioire de la poésie grecque, tragédie, t. III. p. 307, etc. — 5. God. Hermann, de Mschyl. Danaïdibus; Opusc, t. II, p. 319.

G. Klausen (Theologurnena jEschyli tragici, Berlin, 1829, p. 174?oq.), expliquant le sens théologique de cette triogie, rapporte les événement^ dans la première et dans la dernière pièce, ce-t-à-dire, d'une part la fuite des Danaïdes hors de l'Egypte et leur ret aite à Ar?os, de l'autre la désobéissance et Je jugement d'Hypermnestre, à l'influence diver-e, là de Minerve, 'ici de Vénus. Il lui semole, en outre, que ces directions opposées, imprimées au cours des choses, trouvak-n. leur conciliation dans ce que célèbre si magnifiquement la pièc milieu, dans les secrets conseils, la toute-puissante volonté de Jupiter, qui, par ces voies étranges, conduit à l'établissement de la race royale d Argos, de la famille d'où doit sortir Hercule.

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Danaùs qu'auraient appartenu 1rs vers de l'autre f iiiL'iit1. Quant aui événements si tragiqu s, si pathétiques de la nuit où ont péri, sous les poignarda d

-, les liLs d'Égyptus, où Bypermnes re a épargné, Lyncée, ils n'auraient été, à mon grand regret, je l'avoue, que des faits d'avaut-scène, que Ja mati d'un récit2.

Ils ne pouvaient être rien de plus dans uue pièce d époque bien postérieure, qui se distinguait par un mérite encore étranger à Eschyle, et tardivement, incomplètement obtenu par la tragédie grecque, le mérite de l'intrigue : je veux parler du Lyncéô de Théodecte. D'à; Certains témoignages antiques3, on a pensé4 que, dans cette tragédie, unfils que Lyncée avait eu d'Hyperinnestre, le jeune Abus, tombait entre les mains de Danaùs, qui apprenait aiusi et la désobéissance de sa fille et l'existence de son ennemi, s'emparait de celui-ci et le traduisait, pour le faire condamner, devant un tribunal où il succombait lui-même. Aristote loue cette péripétie dans deux passages qui nous donnent comme l'analyse de l'ouvrage. « ... Lyncée marebait à la mort, Danaùs le suivait pour l'immoler; et voilà que, quand tout se décide, c'est Danaùs qui meurt, c'est Lyncée qui est conservé.... dans le Lij de Théodecte, le nœud, c'est la captivité du jeune enfant et ce qui l'amène; le dénouaient, c'est ce qui suit Taccusa/tion de meurtre, jusqu'à la fin §.... »

Je franchis un immense intervalle* en passant de Théodecte à notre Lemierre, qui, dans l'année 1758, dé-

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