‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 109 sur 893 · Voyez plus haut, p. 9u, 212. — 7. Slob , LI · texte numérisé non relu

Voyez plus haut, p. 9u, 212. — 7. Slob , LI

ESCHYLE

pas négliger. Ge qu^Homère et les poètes de Técole home- Tique avaient été pour Eschyle, pour Sophocle, pour Euripide, Chérilus de Saraos le fut Irès-prohab'ement pour Moschion; de la Perséide de Tun dut procéder le Thémistocle de l'autre*. Les dates ne sont point contraires à cette ùliation, Moschion, qu'on fait fleurir au temps de la moyenne comédie, ayant été par là postérieur à Chérilus qui chantait la virtoire d'Athènes sur les Perses vers ce«î

années de la guerre du Péloponèse où elle allait succomi

ber sous les armes de ses anciens alJie's. Lysandre, après

la prise d'Athènes, ayant soumis l'île de Samos, en ramena

Chérilus, dans l'espérance de lui fournir, par ses hauts

faits, la matière d'une nouvelle épopée ^ Mais Chérilus, qui pouvait alors avoir soixante-quinze ans^, élait bien vieux pour rentrer dans la carrière épique, et peut être ne lui eût-il pas convenu d'y rentrer par un sujet bi contraire à celui où il s'était illustré. Il alla passer ses derniers jours à la cour littéraire du roi de Macédoine Archélaûs*, près de qui venaient de mourir Euripide et Agathou «. La

Macédoine attirait à elle les poètes ; mais le domicile des

œuvres, c'était toujours Athènes; ailleurs pouvait se

trouver la iortune, chez elle était la gloire. La Perscicle

bien que d'un poète de Samos devenu Macédonien, lui semblait son propre monument, et elle Testimait assez pour la faire lire publiquement dans les jours de fête, aux Panathénées, pense-t-on, avec les poèmes d'Homère*. Il n'est pas étonnant qu'elle soit elle-même devenue l'inspiration de la tragédie.

Il en reste de rares fragments où Ion entrevoit quelque

chose du sujet; quelque chose, par exemple, d'un dénombrement de larmée persane, prête à traverser l'Helles-

pont et entraînant à sa suite toutes les nations de l'Asie,

y compris les Juifs; la peinture des innombrables soldats de Xerjiès se répandant en foule autour des fontaines,

1. Voyez plus haut, p. 212. — 2. Plularch., Vit. Lys., xviii. «..^JT." ^«.?"^^;;v?>prèsNœke, Fr.DQbner, Cliœrili Samii fragmenta, a la suite de VHéstode de F. Didot. - 4. Suid., y. Xoip Xo-; Athen. , De?pn., viii. ' l'*'"^

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