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PROMETIIEE.
franccs du Titan, nous sont donnés par le grammairien Nonius, comme extraits par lui d'un Prométhée de Varron. Un autre, d'une intention à peu près pareille, est rapporté par Sénèque* à un Prométhée de Mécène. Mais ces deux ouvrages étaient-ils des tragédies? Gela est fort
douteux. Une tragédie eût probablement eflrayé la
paresse de Mécène, et, quant au laborieux et savant
polygraphe Yarron, si c'est bien de lui qu'a parlé Nonius,
le Prométhée qxion lui attribue pourrait bien n'avoir été
quun traité mythologique mêlé de vers traduit-, par lui du grec, ou empruntés à des traducteurs, des imitateurs latins, Attius par exemple, ou plutôt quelqu'une de ces satires dont, ainsi que plus tard Lucien, il empruntait volontiers le cadre à des souvenirs de la tragédie grecque». Il est bien vrai, et je ne crois pas que cela
ait été dit, qu'on pourrait, sans irop d'invraisemblance,
malgré les formes surannées du style, faire honneur de ce Fromcthce à un tragique du nom de Yarron, fort vanté parMartiaP, et, poussant à bout la conjecture, supposer que le poëte fait allusion à cet ouvrage de son ami, quand, dans une autre épipramme où il célèbre bassement les atroces spectacles étalés aux yeux des Romains par Do-
i* C'esf "ie^senliraent de Fr. Œhler, M. TerenL Varr. Sat. Menipp. relia., Lips , 1844, p. 196 et suiv. Là, sous le n- lxxxiv, et e tare Vromcthcus ïiher, sont reunis et expliqués les fragmon s dont il sa-
cit (h. l al.itte en a traduit quelque ctiose dans uu arlicle sur Varron et ses Ménippces [Revue des Deux- Monde s , août 1845) j voyez Vltudes
littéraires du même, 1. 1, p. 104 :
Sum ut sunenius cortex aut cacumina
Morinnluin in querqueto arborum aritudme. Mortalis nemo exaudit, sed late incolens Scytharum inhospitaUs campis vastitas.
Levis mens nunquam somnurnas imagines Adfatur, non umbranlur somno pupulœ.
. Je suis comme l'écorce du haut des nrbres, comme les sommets des chênes morts de sécheresse dans la chênaie. Je ne suis entendu d'aucun mortel, mais seulement de ces champs inhospitaliers de la bcythie, dont les plaines au loin s'étendent immenses. Jamais mon âme inquiète ne converse avec les apparilions des songes; jamais iomhre
«lu sommeil ne fles< end sur mes paupiuies. •
'6. i:pi(jr.f V, yO.
^^^ ESCHYLE
stSfilSf '''i' *" '"PP"f ^''''"'^" «ï" Caucase le supplice trop réel qui ensanglanta la scène latine quand on y vit un condamné jouer au naturel, dans un miâe "e rô e du brigand Lauréolus. attaché à u^e croix, et è^i^r dra^r^H-'^'^'"' •^^'''"''•^ P" - ours.. Cette' espècrde e dT^nn Su'°\r '" '•' ? ? ^''^'''' ordonnateur
lil, r?-^ P"'''"' 'ï"' '^'''^'''^ ««« «ff«ts dans d'affreuses reaJ.tes et par exemple, nous l'apprenons encore
des éloges de Martial», faisait une autre fois déchirer
un Shr'l"" """' u"°° P'"^ Lauréolus, mais îca e un véritable Icare, tombé tout fracassé, tout sanglant' sur la scène, ce drame abominable se fût heureuseme„;
.nspire pour varier son répertoire d'exécutions trSes
qu Ine lait pas fa.t. Nous rencontrons encore chez le mythologue Fulgentius», la mention d'un PrométMe àl Tibenanus, peut-être ce G. Junins Tibérianus t au
m- et au iv siècle do notre ère, sous Probus^so'us^Ca'rus
et ses hls sous Dioclétien, fut honoré de hautes digai es' protégea et cultiva lui-même les lettres, et dans iS In
a cru retrouver le patron illustre et généreux ce ébré n,°
Hor ,«9 p; I " ""«."-«g^die que le Prométhée de Tibé-
Srv7rL r?'"!? P*"'-^""' •î"^ "^J"' <!« Mécène, que celui d. Varron. On doit regretter d'avoir si peu de détails a^
nioins sur la nature, sur le caractère de ces oumge's ï se au intéressant de savoirs! le vieux mythe g ec Tio