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t;on des œuvres dramat rmeTdP g^ih; Vp^^^^^ ^^^«^e la trad.:c.
PROMÉTHÉE. 3UD
récemment S M. Edgar Quinet l'a remis en scène d'une manière plus sérieuse, dans un grand pocme de forme dranatique, où, s'aulorisant du rapprochement fait par quelques écrivains eccléb^iastiques entre le supplice de Prométhée et la passion de Jésus-Christ, il a dénoué un drame insoluble, selon lui, pour les anciens, par la
chute du paganisme, par ravénement de la religion chre-
tienne.
Toutes ces hardies restaurations, et d'autres encore, tentées, avec des succès divers, par la muse moderne*, sont autant d'hommages rendus à Timpérissable beauté du magnifique débris de Taniiquité qui les a suscitées, et qui a
sur elles un grand avantage. Uouvrage d'Eschyle a été composé en vue du théâtre et sur des traditions reçues : de là des formes plus distinctes, plus arrêtées, sur lesquelles l'imagination a plus de prise; de là, dans un suiet fantastique, une réalité de situations, de passions, propre à faire
naître les émotions du drame, en même temps que l'esprit est invité à chercher au delà, dans les mystérieuses profondeurs de la fable, le secret vainement promis, imparfaitement révélé, de la destinée humaine. C'est de cetto inégale satisfaction donnée à deux sortes fort diverses de curiosité, de ce mélange d'une grande clarté poétique avec un demi-jour philosophique et rehgieux, que résulte surtout, selon moi, la supériorité du Prométhée d'Eschyle sur tous ceux qui Tont suivi, et son immortel
attrait.