V. 844 sqq. Cf. Virgil. ^neid. IX, 477 sqq
4. Il y a, aux vers 354 et suivants, une transition quelquefois n*?. gligée par les traducteurs, et que Joseph Scaliger a fidèlement conservée dans la version, d'ailleurs assez faible, trop dépourvue d'élégance et d'harmonie, qu'il a donnée de VAjcLx :
0 mors âge, veni ac me visita.
Quamquam aUoquendi tempos olim erit satis.
Te lucis aima candidissimum jubar,
Te sol. etc.
compagnons de son enfance, cette Athènes voisine de
Salamine, Athènes, dont le seul nom, prononcé dans cette énuraéralion pathétique, devait, nous en dirons plus tard la raison, charmer les oreilles délicates des auditeurs de
Sophocle! Ajax n'oublie rien dans ses adieux; il a des larmes pour Troie elle-même, pour ses fleuves,' ses fontaines, pour cette terre qu'il appelait tout à l'heure ennemie et dont tant d'années de combats et de gloire lui ont fait une autre patrie >. C'est PArgant du Tasse qui
chancelant sous l'épée de Tancrède, et les yeux déjà obscurcis par les ombres de la mort, jette un regard attendri sur les murs de Jérusalem qu'il a si longtemps défendus. Enfin Ajax prononce encore le nom de ses parents chéris*: « Ce sont ses derniers mots; il n'en doit plus proférer que
dans les enfers. «>
L'expression manque pour louer cette poésie, sortie du fond des entrailles humaines : on n'y peut méconnaître
un accent de vérité dont nous n'approchons point. Les héros qu'on nous montre expirants sur notre scène, regrettent la passion dont leur vie a été surtout occupée
leur gloire, leur vengeance, leur amour. Les héros de il