‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 169 sur 893 · Anachars. , lxxi, i.ot^ G · texte numérisé non relu

Anachars. , lxxi, i.ot^ G

AJAX

Mais à peine se livre-t-il à ces soins religieux, que Méné-

îas vient, au nom des Grecs, lui défendre d'ensevelir

Ici commence, au sujet de la sépulture du héros, comme une seconde pièce, souvent reprochée k l'auteur' mais dont on la très-souvent aussi justifié. Répétons qu'il l'a préparée avec beaucoup d'art, par les craintes d'Ajax mourant*, puis de son épouse au désespoir»; que, par suiie de l'importance extraordinaire qu'attachaient les anciens aux cérémonies des funérâillea,

la tragédie, régulièrement finie pour nous, devait continuer pour les spectateurs athéniens, qui ne se seraient

pas retirés satisfaits avant de savoir ce que devenait le corps d'Ajax. Si Ton prétendait que ce nouvel intérêt, moins vif que le premier, devait répandre de la langueur sur la fin de l'ouvrage, nous répondrions que c'est là trancher témérairement une question dont les anciens étaient seuls juges, et que décide d'ailleurs en faveur de Sophocle, avec un assez grand nombre d'autres compositions épiques* et dramatiques*, l'histoire même d'Athènes. Il est, en effet, permis de penser que le peuple qui en ce même temps, condamna à mort dix généraux vainqueurs ^ pour avoir négligé les honneurs dus aux soldais lués dans le combat, aurait pu traiter sévèrement uu poète dramatique qui eût oublié d'ensevelir ses acteurs. A ces raisons, assez généralement alléguées, on peut ajouter la conjeeture ingénieuse, mais hasardée d'un savant*,

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