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""O pièce de cel.re\ .Lsulk/à cl's "e\ K'^A' T^ner1^oe^Tr°t 7. Voyez t. I, p. 147.
SOPHOCLE
AJAX
gique*, avait cru pouvoir la rajeunir dans son Ajax^ par
de nouveaux argumenis iDgénieusement prêtés aux deux
héros et qu'a mentionnés la Rhétorique d'Arislote ^. Cette dispute, lieu commun dramatique et oratoire dont l'antiquité, à ce qu'il semble, ne pouvait se lasser, exerça tour à tour, chez les Romains, dans des pièces intitulées, toutes deux, Armorum judicium, aussi bien que la parodie qu'en donnèrent plus tard les Ménippées de Varron ', la verve poétique de Pacuvius et d'Attius, et ce ne fut qu'en passant, comme chez les Grecs, du théâtre à l'école des déclamateurs, où Tenrichit de plus d'un trait heureux
Porcius Lalro, l'un des maîtres d'Ovide *, qu'elle arriva
enfin h l'auteur des Métamorphoses*. N*admire-t-on pas de quel mélange s'est formée, comme une sorie d'airain de Gorinthe, la matière façonnée par l'ingénieux poète, et qui a reçu de lui une forme si élégante et si durable ? Pacuvius et Attius, ces traducteurs, ces imitateurs d'Eschyle, ont été, comme le poète grec, dont leurs fragments nous 'rendent quelque chose, pour beaucoup dans ce travail préparatoire. Ce trait, par exemple : Frater erat, fraterna peto*
n est qu un résumé rapide de quelques vers d'Attius,
sans doute, blâmés par la rhétorique "', mais absous par
l'art de la scène : car les personnages dramatiques ne
parlent point en orateurs exercés, d'après les règles de
l'art, mais d'une manière conforme à leur caractère, à
leur passion.
c Les paroles de Thétis sont assez claires, si tu veux les comprendre. « Les Grecs, a-t-eUe dit, ne s'empareront de Pergame « qu'en donnant les armes d'AchiUe au guerrier qui lui resc semble le plus. » A ce titre, elles m'appartiennent, je le déclare. Il est juste que j'hérite des armes fraternelles et qu'on me
les adjuge, ou comme à son parent le plus proche, ou comme
à l'émule de sa valeur- »