‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 182 sur 893 · Sueton., CcTs · texte numérisé non relu

Sueton., CcTs

2. « Nec rairum quum non modo Epi men ides post nnnos L cxpcrrcetus a multis non cognoscatur, sed etiam Teucer Livii post annosXV ab SUIS qui sit ignorctur. » Varro, de Lingua lat., VII, 2-3.

Sut 1 Eimjsacès d'Attius, auquel on pense qu\ipnai tenaient les pasap; s appliques par Tacteur ^sopus à l'exil de Cicéron, comme le raconte éloquemment forateur lui-mCme, pro Sextio, lvi, sur les diverses restitutions de cette tragédie et de son original grec, essayéei par la critique, et particulièrement sur les conjectures de God. Hermann et de Welcker, o.p peut consulter M. Ahrens, Soplml. franm.,

éd. F. Du ot, 1842, p. 285; M. Wagner, Poel. trog. mt. Irogm.

éd. F. Didot, 1846, p 14:i; onfîn le dernier collecteur des fragments o«« *'^^^*''^'® latine, M. O. Ribbeck, Trag. lut. relia., 1802.

p. 328 sqq. ^ ^f 'i » ^ ,

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soruocLE. — 4

SOPHOCLE

Portique , grands cîtateurs de tragédies * , son écolier stoïcien Damasippe , il mettait dans sa bouche cette longue allusion aux dernières scènes de VAjax de Sophocle, aussi bien qu'au dénoûment de Vlphigénie en Aulide d'Euripide :

«Pourquoi donc, fils d'Atrée, défends-tu d'ensevelir Ajax?

-Je suis roi. — Il suffit : je n'insiste pas, je suis peuple. — Et puis,

ce que je veux est juste. Si quelqu'un pense autrement, qu'il

le dise sans crainte ; je le permets. — 0 le plus grand des rois , fassent les dieux qu un jour, vainqueur de Troie, tu ramènes

heureusement ta flotte ! Je pourrai donc librement t'interroger et ensuite te répondre. — Tu le pourras. — Pourquoi laisser pourrir le corps d'Ajax. de ce héros, le second après Achille, tant de fois illustré par le salut des Grecs? Est-ce pour donner à Priametàson peuple la joie de voir sans sépulture celui quia privé des honneurs du tombeau tant de leurs guerriers? — Il a dans sa folie, mis à mort mille brebis, s'écriant qu'il tuait Ulysse

et Ménélas avec moi. — Mais, toi-même, lorsqu'en Aulide, tu

amenais à l'autel, en guise de victime, ta jeune et tendre fille, que tu répandais sur sa têle la farine et le sel, ta raison était-elle bien droite? -Comment? — Qu'a fait de si fou Ajax égorgeant

vos troupeaux? Il s'est répandu en imprécations contre les

Atrides, mais il n'a point porté la main sur sa femme, sur son fils ; il n'a point touché à Teucer, ni même à Ulysse. — J'ai, moi, pour aflranchir nos vaisseaux que retenait captifs un rivage ennemi, sagement apaisé, par un peu de sang, le courroux des dieux. — Ce sang, c'était le tien, fou furieux.— Le mien, soit! mais je n'étais point en fureur. — Celui dont l'esprit troublé se laisse emporter loin du vrai par les suggestions du crime, celui-là est hors de sens; il doit passer pour tel, qu'il pèche par erreur de jugement ou par colère, peu importe. Ajax est fou, dis-tu, parce

qu'il tue des agneaux innocents? et toi qui, épris de vains titres

de gloire, commets de sang-froid le crime, tu serais raisonnable! ton esprit tout gonflé d'un criminel orgueil, resterait sain'!...»

Le même Horace n'étonna pas Plancus, autant qu'il

peut nous étonner , lorsque , dans la pièce où il entreprend de consoler des inconsolables ennuis d'une grandeur méprisée , d'une pompeuse disgrâce , ce scandaleux héritier des guerres civiles, dont on regrette que le poète se soil

avoué l'ami , nous le voyons se jeter tout à coup sur le

1. YOiez notre 1. 1, p. 134, 142. - 2. Horat. Sat. II, ni, 187 sqq.

AJAX

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propos de Teucer et terminer ainsi son ode à peine commencée :

a Fuyant Salamine et son père, Teucer, dit-on, ceignit d'une aranche de peuplier son front échauffé par le vin et d 1 1 ses bnns attnstés : « Vers quelque bord que nous COndÏse a fo « tune, moins cruelle que mon père, nous irons ô rnes comna « gnons fidèles! Ne désespérez'^point, quand c'est ^lucerauî

. VOUS conduit et dont vous prenez les'auspices. L'infllliMe

a Apollon ne m'a- -il pas promis que je retrouverais, sur une * autre terre, une image de Salamine? 0 mes braves énrauvés

. avec moi partant d'autres infortunes! égayez au^ u vo « soucis par le vm : demain nous repasserons la vaste nier •!.

Les lecteurs de Virgile n avaient pas besoin , comme nous, de notes savantes pour comprendre comment Didon avant quLnée lui racontât, à Garthage, Thistoire de Ja

guerre de Troie, en avait pu apprendre quelque chose à

la cour de son père Bélus , par Teucer, dans le temps

ou ce dernier réclamait les secours du roi de Sidon pour

1 aider a fonder, dans File de Chypre, sa nouvelle Salamine \ Les aventures du malheureux frère d'Ajax leur étaient parfaitement connues par les seuls souvenirs du vu^r^ ' et ils avaient pu voir, dans quelque imitation de i Hélène d Euripide, que ce poëte avait donné à Yliglle 1 exemple de s'en servir comme d*un moyen commode a exposition.

Juvénal aussi trouvait ses lecteurs parfaitement prépa-

rés a le comprendre. Ion ,u'il exprimait la variété des manies dont sont agitées les imes humaines, par une double

al usion a la tragédie gre- jne, devenue la tragédie latine :

a 1 Oreste d Euripide, qui, (néme dans les bras de sa sœur,

lemèl^r^c^Mf-^Vm^^^^^^ P* 1^2, renvoyé, chez

'amo,^ rKni' ^^^^ "' ^\^'^> encourageant, par plaisanterie, à att?ih/rr,o'!"^-,'f''>^^î'*^' «nci7LT, un jeune homme hinteux de cet dp T.M.r"'' \M"»c!^e, entre autres autorités héroïques, le rude fils messe? ' lui-même par la beauté di sa captive Tel;!

Movit Ajacem Telamone natum Forma captivae dominum Tecmessae.

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