‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 22 sur 893 · Voyez, entre autres^ Thesmophor · texte numérisé non relu

Voyez, entre autres^ Thesmophor

2. MKToyuvr,;. Voyoz cepen'lar.t, fragments du Phryxusei de la Ménalivpe, certains passages où celte aver.-ion semlile se démentir ; un suriout, publié [our la première fois en avril 1832, dans le Journal dei- Savants, par M. Rossignol, où, selon la traduction du savant éditeur, Ménalippe s'exprimait ainsi : ■ G'e>t en vain que la censure des hommes lance ses traits impuissants contre les femmes, et cherche à les décrier; les femmes sont meilleures que les hommes, c'est moi qui vous le dis. »

3. A. Gell., XV, 90. — 4. Alhcn. , Deipn., XIII. — 5. Id., ibid.; Stobée, Serm.

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HISTOIRE GENERALE

par ses mauvais côtés, ramenait à son insu, en dépit de la tragédie, vers un genre qui n'existait pas encore, et

qui dut beaucoup à ses exemples. On peut le regarder comme le précurseur et presque comme le créateur de la comédie nouvelle, de celle qui, à la satire des personnes, substitua décidément la satire des mœurs. Ceci n'est point une conjecture : c'est Quinlilien * qui nous apprend que

Ménandre, quoique dans une carrière diflerente, suivit

les traces d'Euripide. Diphile et Philémon, comiques de

la même école, ne l'admiraient pas moins : Tun l'appelait « un poète d'or », Tautre disait ou faisait dire à un de ses personnages, peut-être à cet admirateur fanatique

d'Euripide, à ce Phileuripide, souvent montré sur cette scène, et dans des pièces de ce titre ^ : « Si j'étais sûr que les morts, comme certaines gens le prétendent, eussent encore du sentiment, j'irais me pendre aussitôt, afin

de voir Euripide'.» Cet enthousiasme aune teinte d'extravagance qui peut en rendre la sincérité suspecte. Mais

le fait général de l'admiration reconnaissante des poètes

de la nouvelle comédie pour Euripide, leur modèle et

leur maître, n*en est pas moins évident*. Ainsi de ses fautes mêmes est sortie une inspiration féconde à laquelle

se sont renouvelées la tragédie et la comédie, et qui s'est

fait sentir jusqu'aux modernes. Heureuses fautes, pouvonsnous dire, auxquelles nous devons quelque chose de Racine

et de Molière I

Toutes n'ont pas cette excuse, et il en est, au contraire, que nous aurions le dicit de blâmer doublement.

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