Voy. p
3. Choeph , v. 518 sqq. Un bas-relief, qui de la villa Borghèse a passé, en 1S08, dans notre Musée des antiques et y porte aujourd'hui le n° 388, offre eiilre les figures d'Oresie et de Pylaile, prêts à venger
Agamemnofi, celle de Clytemnestre endormie, dont un serpent ronge
le sein. Ce détail, qui, selon M. de Clarac, Descrip. du Musé" royal, etc., éd. fie 1830, p. Itil, exprime les remords de Tépouse coupable, me paraît nlutôt un souvenir de la vision qui, dans les Clioéplidres a*Eschvle, lui annonce son châtiment Biei avant Eschyle, Stésichore, sans
doute d'après la tradition reçue, avait troublé le sommeil de Clytemnestre d'une vision à peu près semblable. Voyez Plutarque, De sera Numinis vindicta, x.
SOPHOCLE
gamemnon, reparaissant près de son foyer, y prenait le sceptre qu'il portait autrefois, et que porte maintenant Égisthe : elle a rêvé qu'il le plantait en terre, et qu'aussitôt il en sortait un rameau dont le feuillage épais ombrageait au loin la terre de Mycènes *. W. Schlegel remarque fort Lien que le génie divers des deux poètes se montre dans l'opposition de ces images. » Elles sont, dit-il, également justes, significatives, prophétiques ; mais celle d'Eschyle est plus terrible, tandis que la beauté majestueuse de celle de Sophocle tempère l'effroi qu'elle inspire. » Le court récit de Chrysothémis forme dans la pièce comme un coup de théâtre : il révèle à Electre ce
que vont bientôt célébrer les chants du chœur \ l'approche de la réparation que doit au monde la justice divine. Dans un discours fort connu par l'heureuse imitation qu'en a donnée La Harpe, Electre exhorte Chrysothémis à rejeter loin d'elle ces offrandes, inutiles à celle qui les envoie, détestables pour celui que l'on veut fléchir; à l'honorer par des dons qui lui soient plus chers , quelques boucles de leur chevelure*, sa ceinture qu'elle détache, parure indigente, hélas ! mais la seule chose dont puisse