‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 267 sur 893 · V. 414sqq. — 2. V, 468 sqq · texte numérisé non relu

V. 414sqq. — 2. V, 468 sqq

3. La Harpe a fort amplifié ceci, et peu heureusement: Prenez de mes cheveux, prenez aussi des vôtres.

Le désordre des miens atteste mes douleurs; Souvent ils ont servi pour essuyer mes pleurs. Il m'en reste bien peu; mais prenez, il n'importe.

Le troisième vers est fort affecté et le quatrième offre une image des

plus ridicules, fondée sur un contre-sens de Dacier. U n'est pas question dans le grec du peu de cheveux qui restent à Electre, mais de la pauvreté de ses offrandes : Sfxixpà p.èv xaô' (v. 446). Cette méprisa a entraîné Chénier à dire :

Portez-lui vos cheveux, arrondis en guirlandes;

Ajoutez-y les miens ou du moins leurs débris.

(Electre, acte I, se. iir.)

Et Soumet :

J'achèverai d'offrir, en soulevant mes fers, Ces cheveux tant de fois sur cette tombe offerts.

(Clytemnestre, acte I, se. l.)

ELECTRE

disposer sa détresse ; à lui demander sans détour son assistance vengeresse, le retour de leur frère, la perte de leurs ennemis, le rétablissement de leur maison. Chryso- ,,

thémis entrai-' ée consent, non sans avoir, par un dernier trait de caractère, réclamé instamment le secret. Ainsi

se déclare contre Clytemnestre Talliée qu'elle avait cru se faire auprès des mânes irritées de son époux ; ainsi tournent contre elle ces prières ordonnées par sa terreur, et qui vont se changer, pour sa perte, en imprécations d'un effet inévitable ! Ai-je eu tort d'avancer que ces scènes, qu'on dit oiseuses\ cachent un progrès réel de l'action? Il n'est personne qui ne voie tout ce que doit cette

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