‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 282 sur 893 · Vovez le Lrxic. hibltograph. d'Hoffmann, t. II, p · texte numérisé non relu

Vovez le Lrxic. hibltograph. d'Hoffmann, t. II, p

2. Vit. Lysandr., xv (Voyez noire tome I, p. 64-. Il s'en trouve de plus quelques passages chez Sextus Empiricus, Adv. mathem.. XI, 54; Diog. Laert , II. 33; dans le recueil de Stobée.

3. Dissertation, etc., déjà citée. — 4. P. Victorius Nicol. Ardin-

ghello Cardinali.

5. Cette unanimité n'existe plus depuis 1844. Les vives censures dont r^fecrre d'Euripide a été de plus en plus l'objet, particulièrement

(le la part de W. Schlegel, ont comme suscité le nouveau panf^gyrique

qu'en a fait, aux dépens des Choéphores d'Iischyle et de V Electre de Sophocle, à leur tour très-mal traiter s, J. A. Hartung, Etiripid. restitut., t. II, p. 305, sqq. En 1846, la tragédie d'Euripide a trouvé dans inhabile traducteur de celle de Sophocle, M. L. Halévyf/a Grèce tragique, t. I,p. QO sqq.) un défenseur d'un goiit plus impartial, plusdiscret ":«, parla, plus persuasif. Enfin, en 18ô6, l'auteur «l'une Oreslie^h laquelle ces Études nous ont plus d'une fois déjà ramenés (voyez notre tome I, p. 309, 341, 350 sq. , 383, 377 sq., 385), a compris ^ans son œuvre éclectique, avec de nombreux souvenirs des pièces d'Eschyle et de Sophocle, quelques emprunts faits à des passages de la pièce d'Euripide qui n'avaient pas e'é des plus épargnés par la critiç[ue; notamment aux vers 1063 et suivants.

ELECTRE

changer la tradition, s'il lui convient: il y a toutefois tel changement que n'accepte pas volontiers rimagination.

Je ne sais si cela tient à l'impression profonde qui nous

reste des deux tragédies d'Eschyle et de Sophocle; mais nous ne pouvons guère nous figurer Electre ailleurs qu'à Mycènes, dans le palais d'Agamemnon, forcée à subir l'odieuse vue des adultères assassins de son père, et les

désolant elle-même de sa présence, reproche vivant de leur crime, annonce de leur châtiment Nous éprouvons donc

plus que de la surprise quand on nous la montre sur la

frontière de l'Argolide, dans la maison d'un payaan,

dont elle est devenue la femme. Euripide a supposé qu'Egis-

the, contraint par Clytemnestre à la laisser vivre, mais craignant qu'elle n'eût un jour des enfants capables de venger le meurtre d'Agamemnon*, n'a rien imaginé de mieux, pour parer à ce danger, que de lui faire épouser un homme, non pas absolument sans naissance, mais réduit, par sa pauvreté, à vivre, aux champs, du travail de ses mains. C'est ce que, dans un prologue, qui reeaonte

bien haut, jusqu'au départ des Grecs pour la guerre de

Troie, mais que rendait fort nécessaire l'altération de la

fable reçue, nous raconte le cultivateur mycénien luimême, nous confiant que, par respect pour le sang de ses rois et aussi par crainte du mécontentement d'Oreste, s'il revient jamais de son exil, il n'a point, il en prend Vénus à témoin, profané la couche d'Electre^ Qui ne sent que, par ces inventions, dont on peut contester la convenance et le naturel, le sujet, enlevé à sa vérité, à sa simplicité, à sa grandeur tragique, est transporté, pour parler notre

langage moderne, dans le domaine du roman, et encore

du roman pastoral?

Electre sort avant le jour de sa chaumière, dans l'humble ajustement de sa condition rustique et portant sur la tête un vase qn'elle va remplir d'eau à la source prochaine. C'est en faire plus, elle l'avoue elle-même, que

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