Acte II, se. 2. - 2. Acte II, se. 2. — 3. Acte V, se
SOPHOCLE, 25
SOPHOCLE ST EURIPIDE
Quelque chose que Soumet ne tient ni des Grecs ni d*Alfieri et que je me reprocherais d'omettre, c'est cet heureux supplément à la reconnaissance déjà si heureusement renouvelée par le poète italien :
Electre! à ma tendresse ils ne t'ont point ravie!
Les bourreaux de mon père ont respecté ta vie 1 Je viens briser tes fers, punir ton oppresseur. Electre!... mon ami!... C'est Pylade, ma sœur M
Soumet a eu cette heureuse lortune dout il était digne, que son Oreste ait pu être représenté par le grand tragédien qui semblait, sur notre scène, le représentantné des grandes victimes de la fatalité. Talma vieillissant s'est échauffé de tout le feu de la jeunesse, pour exprimer la fougue nouvelle dont le poète, d'après Alfieri, avait animé le rôle jusque-là plus mélancolique, plus accablé de ce personnage.
Avec le rôle, avec Tacteur, paraissait avoir fini pour
toujours, celte race d'Agamemnon, qui, a-t-on dit, ne finit jamais j et voilà qu'elle vient de se remontrer inopinément * dans rOrestie de M. Alexandre Dumas. Nous avons déjà eu plus d'une occasion' d'apprécier cet ouvrage où se pressent, un peu confusément et dans un trop étroit espace, les souvenirs mêlés d'Eschyle, de Sophocle et d'Euripide; oii la couleur antique, trop curieusement reproduite, est aussi trop souvent troublée par le mélange de traits d'un goût tout à fait moderne; où enfin les beaux vers, car ils n'y manquent pas, sont trop compromis par
le voisinage de vers d'une exécution négligée. A ceux que nous en avons déjà cités, ajoutons-en quelques autres
qui achèveront de justifier nos éloges et un peu aussi nos
(.riliques.
On a applaudi cette plainte d'Electre, écho touchant