En ja'nvier
3. VOjCZ t. I, p. 309, 341, 350 »q., "C3, 377 sq., 385i II. 340.
ELECTRE
et harmonieux d'un des plus beaux passages de l'œuvre de
Sophocle :
Que n ai-je succombé dans cette nuit suprême,
Qui mit un terme, Atride, à tes jours triomphants!
Mon frère, sous leurs coups, que n'es-tu mort toi-mômc! Un seul marbre eût couvert le père et les enfants.
Mais non, pauvre exilé sur des rives funestes, Tu tombas tristement loin d'Electre, et ses mains,
O fils du roi des rois ! n'ont pu rendre à tes restes
Ces devoirs qui sont dus au dernier des humains.
Enfant, j'avais pour toi les soirs d'une nourrice, Soins qui, pour mon amour, étaient pleins de douceur; Et ta bouche, à son tour, par un tendre caprice, Longtemps avant ta mère avait nommé ta sœur.
Oh! je te vois encor, de jeunesse splendide, Gourant, roi des enfants, par ton ordre assemblés. Fier de tes cheveux blonds, qui, seuls, dans l'Argolitlç, Etaient avec les miens de la couleur des blésl
Chaque matin alors amenait une fête ; L'espoir nous couronnait de ses plus belles fleurs ; Mais ton soleil d'un jour, en brillant sur ma têle. Fait plus profonde encor la nuit de mes douleurs
Je partageais ton sort, qu'il fût brillant ou sombre; Nous marchions éclairés par le même flambeau ; Du moment où tu meurs, je ne suis plus qu'une onib: e.... A tes côtés fais-moi place dans ton tombeau.
Jours avant l'heure éteints, llamme trop tôt ravie,
Arbre brisé trop vite aux tempêtes du sort, Puisqu'il m'est défendu de te rendre à la vie. Mon frère bien-aimé, reçois-moi dans la mort ' !
Nous rappelions tout à l'heure un bien bel hémistiche de Soumet: Cest Pylade, ma sœur! 11 semble qu'ex-