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.H lîyi^f"' *^''S-P^"?'"'i"» '■•'"•'P'"-tée, en conséquence, dans un^ tr logie toute différente, dont elle aurait 'occupé le milieu entre 7a Suppliantes et Ut Danaidet. ' '^
per Glytemnestre» S'exerçant sur la fable d'Iphigénie après Eschyle, peut-être après Sophocle, Euripide est resté en possession d un si beau sujet. C'est lui que Né-
Vius d'abord, ensuite Ennius, ont iraité dans des pièces
qui ont puissamment contribué à fonder le théâtre tragique de Rome. D'Euripide sont également issues toutes les Iphigéiiies modernes, l'Iphigénie de L. Dolce, réimprimée à Venise, avec les sept autres tragédies du même auteur, en 1560; non-seulement celle de Racine, qui règne sur notre scène depuis 1674, mais celle qu'avait, non sans succès, donnée, en 1640, Rotrou ; celle qu'après sa chute, en 1675, ne voulurent plus avoir faite , l'un ni
1 autre , Leclerc etCoras, plats copistes de Rotrou «, envieux antagonistes de Racine. C'est de Racine, plus directement que d'Euripide, qu'est venu le livret qu'en 1774
anima le génie de Gluck. A ces imitations il faut ajouter entre autres traductions , deux surtout dignes de mémoire, par le nom de leurs auteurs, une d'Érasme en 1524, une de Schiller vers 1790. Tant d'efforts de tout genre attestent assez la renommée, la beauté de l'œuvre avec laquelle a si glorieusement rivalisé Racine.
Quel est le véritable sujet de Viphigônie en Avlide, grecque ou française? C'est sur quoi n'ont aucun doute ceux qui l'ont lue ou vu représenter, c'est-à-dire à peu près personne. La chose cependant n'a pas paru si claire à un estimable traducteur d'Euripide' , qi i a pris le soin, tort superflu et fort malheureux, de l'expliquer par une
note. L'action de Ylphigénù en Aulide répond, dit-il à
cette question : « Les Grecs veulent le sacrifice d'Iphigénie : l'obtiendront-ils? » Prévost tenait beaucoup à ce
que tout ouvrage dramatique fût ainsi la solution d'une
question précise : prétention bien vaine, même lorsqu'il
1. Suid., V nevSepâ. Voyez sur les fragments de celte tragédie en P fôôSq ^-J-A^^-en^» ^^id., p." 253 sq.j A. Nauch, tM^
vÀ-.y^^^^ //^ç/oire du Thedtre-Francais, t. Xf, p. 414 sm. et dans ediuon des Œmresde ./. Rotrou, dohnéé en 1820 par M. 'v olieî- Leduc sa notice sur 1 Iphigénie, t. IV, p. 255. ^
à. Picvost, notes du Tnédtre d^x Cr^rs.
IPHIGÊNIE EN AULIDE. 7
s^agit des fables si simples du théâtre grec, et qui a entraîne le critique à prendre assez souvent, comme il fait
ICI pour le sujet même de la pièce, pour ce qui en constitue 1 intérêt, ce qui n'en est que l'occasion. Ne dirait-on pas que Lesage s est moqué par avance des obscurs éclaircissements de Prévost, et, en général, de la subtilité des commentateurs, dans ce passage de GilBlas* par lequel on me pardonnera d'égayer un peu la gravité didactique do cette dissertation? ^
Santillane rendant visite à un ancien ami , le poëte Fabrice Nunez, le trouve à table avec cinq ou six auteurs
bon arrivée imprévue interrompt une discussion littéraire
qui recommence bientôt après.
« Ces messieurs dit Fabrice, parlaient de Ylphigénù
d Euripide. Le bachelier Melchior de Villegas, qui est un savant du premier ordre , demandait au seigneur don Jacinte de Romarate ce qui l'intéressait dans cette tragédie. « Oui, ditdon Jacinte, et je lui ai répondu que c'était le « péril ou se trouvait Iphigénie. - Et moi, dit le bachelier « je lui ai répliqué (ce que je suis prêt à démontrerl que « ce n est point ce péril qui fait le véritable intérêt de la « pièce. - Qu est-ce que c'est donc ? s'écria le vieux licencié « Gabriel de Léon. - C'est le vent, >. repartit le bachelier. « loute la compagnie fit un éclat de rire à cette repar le, que je ne crus pas sérieuse; je m'imaginai que Melchior ne l'avait faite que pour éga/er la conversatir
Je ne wnnaissais pas ce savant ; c'était un homme gu,
n entendait nullement raillerie. « Riez tant qu'il vous
« plaira messieurs, reprit-il froidement; je vous soutiens
« que c est le vent seul qui doit intéresser frapper, émou-
« voir le spectateur. Représentez-vous, poursuivit-il, une « nombreuse armée ,ui s'est rassemblée pour aller faire le
« siège de Troie ; concevez toute l'impatience qu'ont les
« chefs et les soldats d'e.xécuter leur entreprise, pour s'en
« ce an'ilT f?'"P'«'"?°t '^^^ ^^ ^'•«'=- "^ ils ont laissé
- ce qu Us ont de plus cher, leurs dieux domestiques, leurs