‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 317 sur 893 · V. 34 sqq · texte numérisé non relu

V. 34 sqq

3. On a de ce vers une traduction assez embarrassée, que cite, comme appartenant à VIphigénie d'Ennius, Festus, au mot Pedum ;

Procède : gradum proferre pedum Nitere : cessas ?

Le même, au mot Septemtriones, et avant lui Varron, de Ling. lat. vu, 73, ont rapporté un autre passage du vieux traducteur latin où'

rendant les vers dudébui dans lesquels Agamemnon se fait dire par lé vieillard quel astre brille en ce moment au ciel, il a, selon les uns corrigé rastronomie fautive du disciple d'Anaxagore j selon les autres

(Bœckh, Gtxc. trag, princip., xxii), simplement rétabli le texte pri-

IPHIGÈNIE EN AULIDE.

LE VIEILLARD

Aux dieux ne plaise !

AGAMEMNON

Observe surtout les endroits où Ipq ^k^,v.î

prends garde que le char de ma fi"le n'éch^^^^^ '

et ne la conduise au camp des Grecs. vigilance

-. LE VIEILLARD

Vous serez obéi.

AGAMEMNON

chevaux et fais-les retoifnër vers Ari^l "n '"' '"^"«^ '^^^ la brillante aurore fa t pâlir celle }Â^L '^Â^^' P.??' '^"^-'^ brûlant du soleil ' . . . P*' ''^J* P*""»" '« char

Je me suis étendu sur ces détails pour opposer d'ahnr^ a l'incomparable perfection du lanJage de C^nl V cent d-Euripide, plus simple, plusS, pluf p «"^ ^t nature; pour montrer comment l'art moderne resserre iî ennobht ce qui dans l'ouvrage antique se répanTavec abandon, avec négligence. Qu'on n'oublie pi cepT

.a... ia oo„ec.,„. ou U resa^^^iT^^lZ^S Z^ Si^^i

Cœli clupeo temo superat Stellas, C'gens sublime eUam *tque eliam noctis itiiier.

vers 159-61 nWniHnn.n/'r,." P.l'„'.*',"''"'«..<' 4" manuscrit, les

vers 59-61 n'appartiennent'pas a*^ Tôle du v llard v""'"''' '^^ aide dans ma disgrâce ; nul mortel n'«t k! ' ^'^"^ * mon

jusqu'ici n'a échappé à là douieS . . ur'i fe^/^J"!""'^ '^ «» ; "ul

mMime par laquelle coromencéni ''ùJ^'r^^l^-^'i' ''^PProchés de la chez Euripide, kppl.,mTll"rc fur mt î"'.^"".' '*'°ï«^ ^■"=»'-« Aug.. (ni V,: 3. S è^Jt^/ûri^lTm: (s'o'bAWr"- '''"' *'

dant qu'à ce tour aisé , à cette expression familière , s'unissent, dans le grec, une grâce, une élégance, une harmonie, que ne conservent point nos impuissantes traductions.

Lorsque le vieillard est parti, et qu'Agamemnon est rentré , le chœur vient à son tour sur la scène. C'était alors un usage invariable , de ne le faire arriver qu'après les scènes d'exposition. Il se compose de femmes d'une ville voisine , de Ghalcis , attirées au camp des Grecs par la curiosité. Elles font de tout ce qu'elles y ont vu une description qui rappelle le fameux dénombrement de l'Iliade ', et en est une imitation évidente. Un tel ornement convient au sujet, qu'il élève et qu'il agrandit. De plus, au milieu de toutes ces peintures, une place importante est réservée pour Achille, que nous verrons bientôt paraître parmi les personnages du drame*.

Tout à coup le poëte ramène à notre vue le vieil esclave : il se débat contre Ménélas, qui lui arrache, avec la lettre dont il est porteur, l'important secret qu'elle renferme.

On a blâmé ce personnage de Ménélas; la nature de

ses infortunes domestiques, et plus encore son cruel égoïsme, sa violence brutale, le rendent, a-t-on dit, peu propre à la tragédie. Ces raisons, fort bonnes pour nous,

le seraient moins pour les Grecs, qui visaient au beau, et y arrivaient par le naturel, mais qui se souciaient assez

peu de ce que nos poétiques appellent la dignité, de ce que Marmontel nomme si singulièrement les décences. Louons Racine d'avoir ménagé notre délicatesse en écar-

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