épilogue, y trouvaient l'indice d'une manière de terminer la pièce
bien différeiiie du dénoùment avec lequel elle nous est parvenue. De là, pour les critiques qui ne se sont pas bornés discrètement à regarder
le texte comme altéré et interpolé en certains endroits, la persuasion que le tout a été ajouté après coup, par une main étrangère à l'œuvre d'Euripide. Voyez sur celte question, dans les éditions déjà plus d'une lois citées, pariiculièrement les notes de Boissonade, de MM. Th. Fix et Ph. Lebas, de M. Stiévenart.
4. On peut le conclure de ce que raconte Plutarque dans la Vie d'AgésHaa (c. vi. Cf. Vit. Pelopid, c. xxii; Xenoph., Hist.grxc, 111, IV, 4). Prêt à partir pour son expédition d'Asie, ce prince se rendit à
vait ses spectateurs tout préparés, qu'il n'était nullement
nécessaire, qu'il eût été dangereux d'altérer en quoi que ce fiit; après cette annonce, qui mêlait quelque joie à l'affliction de Clyteraneslre*, la pièce se terminait brusquement avec les rapides adieux d'Agamemnon empressé d'entrer dans la route de Troie, ouverte devant lui.
Ainsi, dans cette tragédie, où un art souvent nouveau avait d'abord excité, par le développement des caractères,
par renchaînement ot le contraste des situations, une curiosité inquiète et douloureuse, les âmes étaient insensiblement enlevées à ces émotions pénibles et se reposaient
avec quelque charme sur le tableau d'un héroïsme supérieur à l'infortune, sur les augustes apprêts d'une pompe sacrée, sur la joie d'un heureux départ, sur l'espérance d'une victoire. On y retrouvait quelque chose de cette douce mélancolie, de cette religieuse tristesse des compositions de Sophocle, telles qu'on les devait bientôt admirer encore dans son Œdipe à Colone. Si je voulais caractériser
la confuse et indéfinissable impression que laissent après
eux ces deux ouvrages, je les comparerais, par une image
empruntée de Fantiquité, à ces cérémonies terribles et
riantes du culte païen, o\x la mélodie des chants, le parfum des fleurs, la vapeur de l'encens dérobaient aux sens riiorreur du sacrifice, le couteau des prêtres et le sang
de la victime.
Auli« et là, d'après un songe, réel ou supposé, dans lequel il lui avait été ordonné d'offrir à Diane le même sacrifice qu'autrefois Agaraemnon il fit immoler sur l'autel de la déesse une biche, mais par son
propre devin , et non par le prètrebéotien auquel il aupartenait de présider, selon l'usage, à cette cérémonie: conduite qui irrta vivement
les béotarques contr ; le roi de Sparte.
1. Un peu tard , comme !e remarque judicieusement M. Stiévenart :
a Ce n'est qu au 44« vers de ce récit que Glytemnestre afprendra que sa fille a disparu sans être immolée. Pendant tout ce temps, le messager lient la malheureuse mère sous le couieau de Calchas. Dans la tragédie française, au contraire, Ulysse, dès qu'il ouvre la 6« scène du V* acte, s'écrie :
Non, votre fille vit, et les dieux sont contents. Rassurez-vous, le ciel a voulu vous la rendre.
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