‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 342 sur 893 · Actel, se. 5:111, 3; IV · texte numérisé non relu

Actel, se. 5:111, 3; IV

obtenu par surprise n'enchaînait sa langue*. Phèdre

n'hésiste plus; cette femme, naguère souffrante et abattue, étonne par la promptitude de sa résolution et l'énergie de son désespoir: elle chasse avec indignation sa nourrice, cause de sa perte; elle annonce qu'elle pourvoira elle-même a son sort, qu'elle a trouvé le moyen de sauver sa gloire et l'honneur de ses enfants. Ce moyen terrible, le spectateur

le devine : Phèdre, vertueuse en dépit de ses sens révoltés, et malgré les dieux, Phèdre, jusque-là si digne

d'estime et de pitié, deviendrait pour lui un objet d'horreur, si le mouvement impétueux et désespéré qui la

pousse au crime, si l'abandon qu'elle fait de sa propre vie n'affaiblissaientce sentiment. Toutefois le poêle se hâte de la faire disparaître, et, par une disposition dont l'artifice paraît singuhèrement ingénieux dans un plan si simple, l'intérêt qui s'éloigne d'elle se porte tout entier sur sa victime.

Un grand bruit se fait entendre dans l'intérieur du palais. La reine vient d'être trouvée suspendue de ses propres mains à un nœud fatal. Ce ne sont que voix confuses

qui appellent, se répondent, et demandent du secours

Les femmes dont se compose le chœur, tout émues, tout accablées, hésitent si elles entreront 2, jeu de théâtre naïf, renouvelé d'une scène de VAgamemnon d'Eschyle ^ Tout à coup un esclave ordonne d'étendre et de voiler le corps de Phèdre, et on apprend ainsi qu'elle vient d'expirer. C est au milieu de cette agitation et de cette terreur que

le poëte amèn: Thésée. Il revient d'un voyage saint, en-

[Theet. S,mpo..), tant reprochée à Eurip,de voy'ez io t i, p 58

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Qu» jurât mens est; nil conjuravimus iila: lUa udem dictis addere sola poiest.

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