Lycée
— 2. Lycée ; Comment. , préf.
mm
'!! II
fi I
i tj 1 ">
modéré quelque peu la sévérité de ses reproches. Voici:
littéralement, comment Euripide fait parler Thésre : « Ma colère contre un perfide m'a fait d'abord prendr,»
quelque plaisir à ce récit ; maintenant, par respect pour les dieux vengeurs, par égard pour ce malheureux, qui enfin est né de moi, je ne puis témoigner ni joie ni douleur*. »
Y a t-il là, je le demande, dans cette hésitation d*un père entre son ressentiment et un reste de tendresse, entre les dieux dont il a réclamé le secours et le fils qu'ils ont frappé, quelque chose qui ressemble à ces ridicules paroles de Brumoy : Je reste dans L'indifférence?
Au reste, Euripide n'est pas ici, j'en conviens, tout à fait irréprochable, et c'est le lieu de faire observer avec / quel art Racine imite et corrige les anciens. Lorsque , dans sa Phèdre, Thésée a chassé Hippolyte, et la dévoué à une inévitable vengeance , la tendresse paternelle s'émeut et s'exprime dans ces vers, bien plus naturels et bien plus touchants que ceux du poète grec :
Misérable, tu cours à ta perte infaillible. Neptune, par le fleuve aux dieux même terrible.
M'a donné sa parole et va Texécuter.
Un dieu vengeur te suit, tu ne peux Téviter. Je t'aimais ; et je sens que, malgré ton offense, Mes entrailles pour toi se troublent par avance : Mais à te condamner tu m'as trop engagé. Jamais père en e(îét fuf-il plus outragé ? Justes dieux, qui voyez la douleur qui m'accable, Ai-je pu mettre au jour un enfant si coupable* ?
Revenons à La Harpe, et, après avoir relevé tant d'observations critiques, dont deux seulement ont quelque fondement, reprochons-lui, pour en finir, le mépris qu'il fait de cette scène admirable à laquelle nous avons cru devoir nous arrêter assez longtemps, de cette interven-