‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 372 sur 893 · V. 1414 sqq., schol. ; 1428 sqq · texte numérisé non relu

V. 1414 sqq., schol. ; 1428 sqq

5. Pausan., ii>id., AUic, xxii; cf. Diod. Sic, IV. 62; Lucian. de DeaSyria, xxm.

6. IV. vu, 25. Claudien {de Bello Get.j 440) semble avoir voulu démentir Horace, quand il a dit :

Et juvenem spretae laniatum fraude noverca

Non sine Circaeis Latonia reddidit herbis.

et ailleurs (Fescenn.^ I, 16) :

Venus reversum spemat Adonidemi Damnet reductum cynthia Virbium.

HIPPOLYTE. lOI

d'arracher aux ténèbres infernales le chaste Hippolyte. Mais Virgile d'autre part consacrait en beaux vers*, dans son Enéide, cette histoire merveilleuse, et se permettait

même de la continuer, plaçant parmi les chefs de l'armée

de Turnus un fils d'Hippolyte, nommé comme son père

Yirbius, et né du commerce de ce héros avec la Nymphe

Aricia. (On voit, et lui-même n'a pas négligé de le dire*,

OÙ Racine a pris le nom de la rivale de Phèdre.) Après Virgile, Ovide inscrivit, et par deux fois, dans ses

Fastes', la fable Aricienne de la résurrection et de l'apothéose d'Hippolyte ; il s'en servit même dans ses Métamorphoses*, où le héros console la douleur d'Êgérie,

après la mort de Numa, en lui contant ses propres malheurs : ce récit, trop loin de ce qu'il retrace pour être

bien pathétique, mais d'un tour rapide, élégant, pittoresque, a fourni plus d'un détail au Théramène de Racine,

et malheureusement aussi au Nuncius de Sénèque. Le

dernier y a trouvé le texte des amplifications sans fin où il décrit et la tempête", et le monstre% et la frayeur universelle', et la lutte d'Hippolyte contre son prodigieux ennemi», et surtout, après sa chute, son corps traîné par ses chevaux, l'horrible dispersion, la non moins horrible recherche de ses membres déchirés^ amplifications où

le mauvais goût n'est pas sans mélange d'élégance, et

desquels l'art de Racine a su tirer, aussi bien que de la

narration des Métamorphoses, quelques traits frappants

et, ce qui doit plus surprendre, naturels. Je reviens à

Ovide. Ce poëte, qui, dans ses Métamorphoses '% peint Myrrha, comme avant lui l'auteur du Cms^\ Virgile ou Gallus, avait peint Scylla, en digne disciple de fauteur de VHippolyte, se laissant arracher par les pressantes

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