XV, 492 sqi
n'-è^^^J^' ^^ ^' '^' 1004-1031. — 6. Ibid. V. 1033 1046 în V^?or'^^'"~^- ^- '001-1082.-9. V. 1082-1107. 10. X, 382 sqq. — 11. V. 220 sqq.
IIIPPOLYTE.
lOS
instances, la tendre violence d'une nourrice, l'aveu d'un affreux amour, dans un de ses premiers ouvrages, dans ses Hévoïdes', a offert à Sénèque pour peindre sa Phèdre,
un modèle trop lidèleraent reproduit. Supposant une
lettre de Phèdre à Hippolyte, et lui faisant mettre en pratique la maxime fameuse; epistola non erubtscit^ Oyiàe
s'était complu, avant Sénèque, à parer des grâces un
peu affectées de son sty'e les aveux les plus eilrontés, les provocations les plus révoltantes. Exceptons cependant de cette ressemblance la scène fameuse, surtout par l'admirable imitation qu'elle a produite, où la Phèdre de Sénèque fait à Hippolyte, de sa propre bouche, l'aveu difficile de sa passion. Il n'y arien dans l'Héroïde d'Ovide
qui ait pu donner l'idée, rien qui approche de ce dialogue ^ le plus beau titre peut-être de Sénèque à la gloire
dramatique.
HIPPOLYTE
Confiez à mon oreille vos chagrins, ô ma mère î
PHÈDRE
Ce nom de mère est bien pompeux, bien imposant: un litre pins humble conviendrait mieux à mon cœur. Appelez-moi votre sœur, ô Hippolyte! votre servante.... Recevez de moi le sceptre (|ui me fut confié, le dépôt du commandement. Acceptez moi pour servante . à vous il appartient de commander,
à moi dVxécuter vos ordres. Une femme ne peut gouverner un
État; mais vous, dans la première fleur, dans toute la vigueur
de Id jeunesse, vous saurez, armé de Tautorité paternelle, contenir les citoyens. Je me réfugie, suppliante, dans votre sem; couvrez de votre protection votre esclave; ayez pitiô d'une veuve.
HIPPOLYTE
Puisse le plus grand des dieux écarter ce présage! Non, non, mon père vit et bientôt reparaîtra.
PHÈDRE
Le maître du gouffre avare, des silencieux rivages du Styx»