‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 379 sur 893 · Acte IV, se · texte numérisé non relu

Acte IV, se

cond vient-il, comme le premier, directement d'Euripide, chez lequel on lit :

HIPPOLYTE

Où irai-je, malheureux? de qui recevrai-je Thospilalité,

exilé pour un tel crime?

THÉSÉE

De ceux à qui il convient d'accueillir dans leur maison des infâmes qui outragent leurs femmes ou qui les corrompent*.

Racine a pu de même n'emprunter qu'à Euripide l'hémistiche fameux' que Ton reconnaîtra dans ce vers de Gilbert :

Ne m'en accuse point ; c'est toi qui Tas nommé.

On cite encore de Gilbert des adieux assez touchants d'Hippolyte à ses amis; ils sont également imités d'Euripide, qui, jusque-là eflàcé par Séné [ue, attirait pour la première fois, chose singulière ! l'attention des arrangeurs modernes de la fable de Phèdre.

A Racine il était réservé de tirer du mélange habile de deux modèles si inégaux une production vraiment originale, Tun des plus beaux monuments de l'art. C'est en 1677 que se produisit cette r*/£rtYi7/e, comme l'appela, au moment mèma, devançant t'fqwiable avenir^ Boilcau, dans

l'éloquente épitre* où il s'elVorça vainement de consoler son ami des amères douleurs du gmie méconnu et insulté. En 1677, quelques jours seulement après la Phèdre de Racine, avait paru cette autre Phèdre, commandée à l'expéditif Pradon par une cabale ennemie, et que d'odieuses manœuvres, sur lesquelles ce n'est pas le lieu de s'étendre, opposèrent, avec un succès scandaleux à la perfection d'une œuvre miirie par deux années de doctes et poétiques labeurs. Je ne puis penser sans aiiliction et

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