‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 389 sur 893 · Utinam ne in nemore Pelio securibos · texte numérisé non relu

Utinam ne in nemore Pelio securibos

Caesa cecidisset abiegna ad terram trabesl Neve iride navis inchoan<lae exordium

Cœpisset, quae ni.nc nominalur nomine

Argo, (jua vecti A'givi delecti viri

Petebant illam peHem inaiiratam arietis

Coichis, imperio régis Peliae. per dolum I

Nam nunquam hera errans n.ea domo efferret pedem

Medea, anirao aegra, araore saevo saucia.

a Plût aux dieux quejamnisles pins de la forêt du Pélion ne fussent lombes sous la hache, et qu'on n'en eût point formé le navire qu'ils nomment Argo! navire funeste, qui a transporté dans la Colchide, à la yoix artihoieuse du roi Pélias, l'élite des Argiens, fiers conquérants ae la i oison d or! Je n'aurais point vu Médée, ma maîtresse, errante sur la terre, l'àme inquiète, blessée d'un cruel amour; Médée, qui ne serait jamais sortie de son palais. » (Trad. de M. J. V. Le Clerc.)

4. L^b. IV, fab. 7, v. 6 sqq. Je donnerai aussi cette imitation dont

MEDEE

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dire comme la Fontaine, à ceux qui ont te goût difficile^ On peut conclure de là qu'un morceau si estimé des anciens, et qu'ils ont si curieusement reproduit, rachetait par la beauté de la poésie ce qu'on ne peut s'empêcher d'y désirer sous le rapport de la vraisemblance dramatique '.

Qui s'exprime en effet avec cet éclat d'images, ce

mouvement hardi, semblable au début d'une ode? C'est un personnage que Bruraoy, fidèle à ses habitudes, appelle

la con/idtnte deMédée, mais qui n'est encore que sa nour-

il est curieux de comparer l'élégance travaillée avec la simplicité grossière et lourde d Ennius :

Utinam nec unquam Pelii nemoris jugo Pirius bipenni concidissetThes^ala, Nec ad piofessae mortis andiicem viam Fabricasset Argus, opère Palladio, ratcm. In ospiialis prima qiiae ponti sinus

Palefecil, m perniciem OrVinm et Barbarumî

Namqiie et super hi luget iEeiae domus Et re^na re'iae sceleie Medeae j.icent,

Quae saBviim in^ienium variis involvens modis,

UliC par artiis fratris expliciiit fug'iin. Hic caede patris Peliadum infecit manus.

m Plût aux dieux que, sur Ips sommets et dans les bois du Pélion, la hache ihessalienne n'eût jamais f.iit t mber le pin; que, pour ouvrir, vers une mon certain , une voie audacieusp, Argu»* n'en eût point, avec l'aille (le Pallas, fabriqué ce premier navire qui força l entrée d'une mer inhospitalière, pour la perte C'jmmune des Grecs et des Barbares 1 €ar la muison du superbe Eétès est en deuil, le trône oe P( lias est renversé par le crime de Mé tée, qui, en\eIoppant d'un voile aitificieux son farouche gén e, ici a>sure si fuite en dispeoant sur sa trace les membres de son frère, là souille du sang paternel la main des filles de

J*élia-. «

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