‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 391 sur 893 · Tusc. III · texte numérisé non relu

Tusc. III

elle, prennent part à ceux de leurs maîtres ; je n'ai pu réprimer le désir de venir raconter à la terre et au ciel les

infortunes de Médée *. » C'est, on le voit, un mouvement ordinaire à la douleur, et autorisé par la coutume, qui motive ce monologue et beaucoup d'autres semblables, trop légèrement critiqués.

Ici commence entre les deux esclaves un dialogue dont on a comparé, avec raison, la vérité familière à celle que

Térence tenait de Ménandre, et que ce dernier avait, diton, empruntée d'Euripide. Il échappe au vieillard dédire

que Médée ne connaît pas encore tous ses malheurs; làdessus, la nourrice le presse de lui apprendre ce qu'il

sait, et parvient, malgré ses relus, à lui arracher le secret d'une nouvelle qu'il a recueillie sur la place publique, et qu'il eiàt voulu cacher. « Je m'étais, dit-il, approché du lieu où l'on joue aux dés ^, et où 1 s vieillards se rassera-

1. V. 5V58. Philémon, devançant la parodie de Plaute précédemment cuée, avait, au rapport d'Aihénée, Deipn. VII, dans une comédie

intitulée le Militaire, })arodié plaisamment les deux derniers vers. Il y taisait dire à un cuisinier, très-fier de ses talents et les célébrant dans une longue tirade : « Le désir m'a pris de venir raconter à là terre et au ciel comment j'ai préparé mon ragoût. »

Nous avonf!, grâce à Nonius, à Ftstus (v. Eliminare], à Cicéron (Tmsc. m, 26), quelque chose de la traduction ou de l'imitation de cette scène par Ennius :

PiEDAGOGUS.

Antiqua herilis fida oustos corporis Quid sic extra asd**^ oanimata éliminas?

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