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MEDEE
speare ; qu'il me soit permis de rappeler que, dans un autre de ses ouvrages, le Marchand de Venise*, se rencontre aussi, sans que l'action le demande fort impérieusement, un éloge de la musique, qu'on ne voudrait cependant pas retrancher, tantcet épisode est un agréable défaut. Les rapprochements abondent tellement dans cette analyse, que je me fatigue et dois craindre de lasser en les recueillant tous. Je ne puis cependant me dispenser de faire remarquer, entre la scène suivante et une scène correspondante dans VHippolyte, ces ressemblances que j'ai
annoncées en commençant, et qui attesteraient, quand les
dates nous manqueraient, que les deux ouvrages sont de création contemporaine.
Médée expose au chœur, ainsi que Phèdre, dans un
long discours, de formes un peu étudiées, et qui sent la
harangue^, sa malheureuse situation et ses desseins. Je