Ch. X
2. Notamment Jfcrf^e, tragédie-opéra par Th. Corneille, musique de Charpentier, en 1693; Médée et Jason, tragédie-opéra, avec un prologue, par Tabbé PeUegrin, musique de Salomon, en 1713. Cette der-
nièr<î pièce, reprise «n 1727, fut, Id môme année, parodiée sous le
fil
d'être incomplet ou fatigant. Je le termine aux années 1779 et 1797, par une courte mention de la Médée de Clément et de celle d'Hoffmann. Critique judicieux, mais froid, écrivain correct, mais timide. Clément semble ne
s'être propos% dans sa Médée, comme La Motte dans son
Œdipe, que d'éviter les fautes de ses devanciers; son
œuvre n'a guère que le mérite, peu dramatique, de leur
servir d'errata. L'œuvre d'Hoffmann, élégamment écrite,
comme toutes celles du même auteur^ et coupée d'une
manière théâtrale, a offert un thème heureux à la musique de Chérubini.
Dans les théâtres étrangers, où sans doute le mênie
sujet n'a pas dû être traité moins souvent, plusieurs Mé-
dées sont dignes d'attention*. J'en rappellerai d'abord deux. Tune anglaise, l'autre allemande : la première don-
née en 1761 par Glover, et dont on a quelquefois tenté de
transporter sur la scène lyrique le mouvement et ra[)pa-
reiP; la seconde à laquelle on peut attribuer, avec plusieurs autres encore, le même genre de mérite, et qui a pour auteur un poète célèbre de notre temps, Grillparzer. Ce dernier ouvrage, conçu et exécuté dans des proportions qui excèdent les limites ordinaires de la représentation, a été, en 1824, réduit pour la scène, et joué sur le théâtre allemand de Saint-Pétersbourg, avec l'éclatant succès
même titre, au Théâtre-Ualien, par Dominique, Lél o fils, et Romagnesijdont les deux premiers, rn 17"28, quand reparut aussi la Medée
de Longepierre, la parodièrent, à son leur, sous le titre de la Méchante
femme