chapitre et dans le précédent, laisser de côté certaines
questions dont l'examen m'eiàt écarté de mon but. On me permettra d'y revenir en finissant.
La Méfiée est-elle bien du tragique qui a tant illustré le
nom d'Euripide? Ne doit- on pas plutôt l'attribuer à son
!• Acte l se. 6.
fils, ou à son neveu, Euripide le Jeune*? Ce serait, comme on Ta fort bien montré 2, préférer un témoignage de peu d'autorité, le témoignage de Suidas, à d'autres avec lesquels on ne le peut certainement mettre en parallèle ; à celui d'Aristophane, qui, bien peu de temps après la mort du poëte', l'introduisait dans ses Grenouilles*, récitant le
vers si connu par lequel commence le prologue de Médée ;
à celui d'Aristote, qui, dans deux passages de sa Poétique % l'a désigné bien certainement comme l'auteur de cette tragédie ; à celui de Diogène-Laërce«, qui, la faisant citer par Ghrysippe, ne paraît pas davantage l'avoir donnée à un autre : ce serait contredire, avec ces auteurs et tous ceux qu'on pourrait leur adjoindre, le sentiment universel. Maintenons donc Euripide dans la propriété de sa Médée, admettant que la }Jédé>^ attribuée par Suidas à Euripide le Jeune, ou bien n'était que la même pièce redonnée par lui, comme d'autres de ce théâtre, avec quelques retouches '^, ou bien était sous le même titre une pièce nouvelle *.
Euripide a-t-il fait plus d'une Médée, comme nous avons vu « qu'il avait fait plus d'un Hippolyte? On l'a quelquefois conjecturé d'après des raisons que je rappellerai succinctement.
Gicéron cite souvent *% dans le grec d'Euripide, dans le latin d'Ennius, et très-probablement d'après leur Médée*^,