‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 430 sur 893 · Fam.yir,6; XIII, 15;deO/r., III · texte numérisé non relu

Fam.yir,6; XIII, 15;deO/r., III

11. Cela n'est pas dit explicitement, mais, dans le premier des trois passages, semble résulter de la suite da discours. Ainsi ont pensé,

depuis P. Manuce {Comment, ad Cic. Epist.)^ les interprèles de Cicéron; tous les collecteurs des fragments d'Ennius , Hier. Columna,

J. Sca'iger, M. A. Del Rio, P. Scriverius, Ger. Vossius, Fr. Hesse-

MEDEE

cette maxime reproduite deux fois par Plutarcpie : «Celui dont la sagesse ne profite pas à lui-même est bien inutilement sage. » Or elle ne se trouve pas dans la Médée, telle que nous la possédons. D'autres passages, également rapportés par les anciens à cette tragédie*, lui manquent aujourd'hui. On en a conclu, assez généralement ^ qu'ils

avaient appartenu à une première édition de l'ouvrage

et disparu de la seconde. Gela peut être; mais, on l'a

dit', il se pourrait bien aussi qu'ils aient fait partie

d'ouvrages dramatiques du même auteur où Médée avait

un rôle , et qu'on aurait , par erreur , appelés de son nom.

Ce fait, on le voit, assez contestable, de l'existence de deux Médée ^ dont la première n'aurait laissé d'elle que quelques citations éparses dans la littérature antique, dont la seconde nous serait parvenue, s'accorde d'ailleurs avec

ce que racontent au sujet de la Médée d'Euripide, Parmé-

niscus et Didyme , cités dans les scolies de cette pièce*,

Êlien®, Pausanias^ Ce dernier s'exprime ainsi dans sa

description de Corinthe :

« .... Un peu plus loin est la fontaine qui a pris le nom de Glaucé, cette princesse s'y étant précipitée, diton, dans l'espérance d'y trouver un remède contre les poisons de Médée. Au-dessus de cette fontaine est l'Odéon, près duquel se voit le tombeau des enfants de Médée. Ils

lius, etc.; c'est l'opinion de Bœckli , qui en a fait [Grœc. trag. princ, c. xili) un argument à l'appui de sa thèse d'un^ double édition de la Médée. M. O. Rib})pck, Trag. latin, reliq., p. 251, ne paraît pas croire

à cette premiè e 31é /ee, et indique dans l'autre plusieurs endroits où a pu être introduite par Ennius la maxime dont il s'agit, à quelque ouvra^'R du poëte grec qu'il l'ait d'ailleurs empruntée.

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