Acte II, se
2. Voyez F. G. Wagner, ibid., p. 622 sqq. ; A. Nauch, ibid., p. 289 sqq. Voyez aussi la restitution ingénieuse, mais bien confiante , de y A. HartUDg, t6id., 1. 1, p. 297 sqq.
3. Stob,, tit. Vil, 2. Je lis avec Elmsley et Boissonade, ôeuxepa, ce qui donne le $fins exprimé par Racine dans ce vers :
Des droits de ses enfants une mère jalouse ; Pardonne rarement au fils d'une autre épouse,
i {Phèdre, acte II, se. 5.)
On peut rapprocher ce fragment d'un autre du Phryxus, cité précédemment, p. 95.
EURIPIDE, r. — 13.
Le neuvième et le dixième semblent avoir fait partie de. rexplication entre Egée et son fils.
« np nuelle terre es-tu venu clans cette ville qui t'estétranc^^rp 9 e\ au^^^^^^^ quel père es-lu né? Da qui te dit-on
fe fils • ? >,^". Quelle mire t'a, le dixième jour après ta naissance, nommé son fils* ? •
Ces deux fragments ne peuvent guère être que des interrogations pressantes adressées par Egée a SOn
fils '
Ennius semble fournir son contingent à cette restitution de XRgèe d'Euripide, que peut-être il avait traduit ou imité, et qu'on a pu désigner, dans le catalogue que les critiques ont dressé de ses pièces, du nom d un des principaux personnages, par le titre de Muhe.
Des deux vers suivants, le premier est rapporte par Nonius* à la Médée d'Ennius, le second à la même
pièce du même auteur, par Varron^ N'est-il pas trèsnaturel de croire qu'ils sont adresses a Thesee outrant dans Athènes?
Adsta,atque Alhenasantiquumopulentum oppidum Contempla, et templum Cereris ad Isevam aspice.
• Arrête-loi Voici l'antique, la puissante ville d'Athènes, et tu vois, à la gauche, le temple de Gérés. »
Ces vers, pour lesquels il n'y a point de place « dans la
1 npm Alex., S(rom. , vi. , „ i
2 S. Aristoph. ^v., 49i; Suid., v. AExaT.ûsiv. Voyez, sur ks I différeiites manières dont a été cite et restitue ce passage, la note de
"\" Mftthf/'ibfr* Fr.T Wagner, ihid.^ les distribuent avec peu de ., vraisemblance sdôn^ ciiœur et Médée , «'adressant l'un et
rauire à Thésée, quand il entre dans Athènes. 4. V. CouXem-çla.
\ Pianclf D^^eè, leur en trouve une bien forcée en les rapponani au serment que, dans la }lLéMz d'Euripide, Egée, sur sa demande, prête à
Médée.
Médée d'Ennius, en trouvaient une toute naturelle dans un Egée, si réellement il en avait fait un d'après Euridipe*. ^
D autres vers d'Ennius * sont également fort difficiles à placer dans sa Médée, et l'on a mieux aimé les rapporter à un Médus, fait d'après quelque tragique grec, soit par Ennius, soit, probablement, par Pa-
cuvius.
On y voyait, on peut le conjecturer d'après les récits
des mythologues», la fin de la légende de Médée, retournée en Colchide son berceau, ainsi que son fils Médus et, dans une suite d'aventures assez étranges, s'employant avec ce fils à replacer sur le trône leur père et grandpère Êétès, détrôné par son frère Perses*. Sans doute aussi que dans cette pièce, faite primitivement pour
Athènes, était rattachée à l'Athénien Médus l'origine de l'empire de Médie.
Était-ce l'auteur des Filles de PéHns^ de Médce et
à: Egée qui, dans un quatrième ouvrage, avait fourni à la tragédie latine le modèle de son Médus? Il serait tém6-
A^ ^' ^•« \î)'!'^u^'^^' *?*'^* P- ^^ ^^2' distingue les deux ouvrages, et dapresM Welcker, les désigne par ces utres, Uedea exul, Medca
^|. Rapportés encore par Planck, p. 96, 97, à la scène de Médée et 3. Pausan., Corinth, m; ApolL, Bibl., 1, xxvii, 5, 6; IIvc., Fa\