Joseph., Antiq. Jnd., XiX, i. — 2. Suet., Calig., Lvir
3. Diod. Sic, XVI, 92, 93. Cf. Justin. , //i.çf., IX, 6. — 4. Clitomach.
apud Siob. — 5. Voyez Meineke, Fragm. comic. gncc^ t. II, p. 739,
HISTOIRE GÉNÉRALE
lièrement Aristophane», avaient soin de rappeler qu'il
était du pays des Saces.
Je ne sais si, dans Ja Grande-Grèce, dans ses villes où
la philosophie était si subtile, les mœurs si énervées et si
molles, le goût des plaisirs si vif, le théâtre si suivi ; où
la comédie, mais non pas probablement la plus relevée occupait tant les esprits, où Rhinton devait bienlôt créer
le genre, imité et continué par Plaute, à ce qu'on croit
dans son Amphitryon, de V hilarolragèdie , la tragédie elle-même obtint jamais grande faveur. On ne le peut
guère conclure du vague souvenir qui a transmis jusqu'à nous le nom resté bien obscur d'un certain Patrocle de
Thurmm, auteur comme tant d'autres, dans tous les lieux
OÙ se pariait le grec, de tragédies' : celui d'Archias, tragédien, qui forma le célèbre Polus % et était également de
Ihurium, prouverait davantage.
Homère, faisant le dénombrement de l'armée des
Grecs, disait qu'il ne pouvait retenir ni répéter tous les
noms. Comme lui, laissons là cette multitude presque anonyme qui échappe au souvenir et fatigue l'attention
Arretons-nous aux chefs peu nombreux que, dans leurs classificatioDS, leur ont donnés les grammairiens d^Alexan-
àriQ'^, à Ion, Acha)us, Agathon, selon eux les premiers
de tous, après, mais bien après sans doute, les trois
grands maîtres delà scène tragique d'Athènes. Longin* l'a
dit d'Ion, dont il place la médiocrité soutenue fort au-dessous du subhrne, quelquefois inégal, d'un Sophocle; dont tous les ouvrages, pris ensemhle, ne valent pas à ses yeux avec les grâces discrètes, l'élégance, l'agrément qu^il leur reconnaît, le teul OE lipe roi!
Ion connut Eschyle^ et, comme Achœus et Agathon un peu plus n>cenls que lui, fut contemporain de So'
phocle et d'Euripide ^ A dater de la deuxième année de