‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 46 sur 893 · Suid., vv. 'Icov, *A/.aiô;, 'AyâÔtov · texte numérisé non relu

Suid., vv. 'Icov, *A/.aiô;, 'AyâÔtov

DE LA TRAGEDIE GRECQUE

la Lxxxii* olympiade, c'est-k-dire de 451, il s'illustra par

des tragédies, sur le nombre desquelles on varie, au

ihéâtre d'Athènes*; mais il était de Ghio*. Athénée* et

Suidas* rapportent qu'après un de ses succès dramatiques, il lit distribuer à . tous les Athéniens, soit des

vases de terre fabriqués dans son île natale ^ soit, ce qui semble plus vraisemblable, une certaine mesure du

vin célèbre qu'on y recueillait®. Nous savons par luimême, grâce aux extraits que nous a transmis Athénée'^ J*un de ses ouvrages en prose®, qu'il y soupa avec So-

f»hocle, devenu, comme son devancier Phrynichus^ par son mérite littéraire, général des Athéniens, lors de son

expédition de ^araos, et nous lui devons de nous avoir

montré le collègue de Périclès et Fauteur d'Antigone,

alors âgé de cinquante-cinq ans (c'était en 440, la première année de la Lxxxv* olympiade ^^), dans des scènes plus que familières, où ce divin génie, fort ami de la joie,

comme l'historien de ce souper, s'humanisait sans trop de

retenue.

Pour Achacus, quelquefois confondu avec un tragique

syracusain du même nom, ii était d'Érétrie. On place sa

1. Suid., ihrd.; schol. Aristoph., Pax, 835; Clinton, Fast. hellcnic, p. 51. On a les titres et quelques fragments de douze, recueillis par

Bentley, Epist. ad Jo. Mill.

2. Sirai)., XIV; Athen., Deipn. , I; Diog. Laert., I, ii, 7; II, v, 7; VIII, I, 5; Suid., v. 'Icov, etc.

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