‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 461 sur 893 · Acte III, se. Il — 3. Acte III. se. i · texte numérisé non relu

Acte III, se. Il — 3. Acte III. se. i

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qu'il lui présente et dans laquelle il doit bientôt lui faire reconnaître Alceste rendue à la vie. L'Hercule d'Alfieri * débute brusquement par la lui proposer pour épouse. Ici l'avantage de la dignité, de la délicatesse, n'est pas du côté du poëte moderne.

J'ai loué avec d'autres le silence heureux que fait garder Euripide à Alceste revoyant le jour et son époux, mais

encore pour quelque temps sous la puissance des divinités infernales. Alfieri le lui a fait rompre', imprudemment»

je crois. Quelles paroles trouver, pour une situation s; vive, qui ne paraissent impuissantes?

Il est permis de juger difficile à comprendre la victoire

d'Hercule sur le Génie de la mort ; mais c'est là une obscurité donnée par le sujet, nécessaire, inévitable, qu'AU fîeri n'a certainement pas évitée' en faisant dire à Hercule qu'il doit garder le silence sur un tel mystère.

Somme toute, l'Alceste d'Alfieri, malgré quelques situations frappantes, quelques traits éloquents, dignes du

bon temps de l'auteur, ne répond pas à l'orgueil de son

titre; ce n'est pas la Seconde Alceste; il n'y a encore

€u, comme il n'y aura probablement jamais qu'une Alceste.

C'est elle qu'en 1847 nous nous attendions à voir reparaître, tout simplement traduite, sur la même scène, où l'on avait accueilli, en 1844, avec curiosité et intérêt, une traduction de VAntigone *. M. Hippolyte Lucas en a bien

conservé dans son imitation \ particulièrement au second

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