V. lon
2. On n? comprend pas trop pourquoi il est excepté du reproche général adressé aux autres personnages dansTun des arguments anciens
de i'Oreste. Voyez PEuripiiie de Boissonade, t. 1, p. 95.
3. Le poêle s'eiïorce vainement de l'ennoblir par des raisons que
avec une ardeur peu vraisemblable et qui ravale gratuitement tous ces caractères au rang de celui de Ménélas,
dont Aristote a dit que le poëte l'avait fait méchant sans
nécessité *.
Electre, à son tour, est d'avis qu'ils se saisissent
d'Hermione, envoyée, on se le rappelle, et c'est, on doit le dire, un souvenir déjà bien éloigné, envoyée par sa mère au tombeau de Glytemnestre ; qu'ils en fassent leur otage contre le courroux de Ménélas, et la rançon de leur vie.
L'exécution de ces deux entreprises remplit la fin de la
pièce ; il n'y règne plus que l'espèce d'intérêt qui peut
s'attacher à une vengeance cruelle et à une lutte vulgaire
contre le danger.
En vain Euripide cherche à relever ce qui n'a aucune
grandeur. Ces invocations à l'ombre d'Agamemnon, qu'il imite d'Eschyle ^ , n'ont plus de sens, quand il s'agit, au lieu du châtiment de Glytemnestre, de l'assassinat d'Hélène. Ces exhortations d'Electre restée sur la scène, qui se mêlent au tumulte intérieur du palais, sont également un emprunt malheureux fait à un admirable passage de
Sophocle'.
La pitié que la jeune Hcrmione témoigne pour les enfants d'Agamemnon , rend plus insupportable encore le froid artifice par lequel on la trompe et le sort barbare
qu'on lui prépare.
Il y a une scène où un Phrygien, esclave d'Hélène, échappé du palais et surpris par Oreste , lui demande lâchement la vie. Le but de cette scène, suivant l'ingénieuse explication de Prévost, est de montrer qu'Oreste tente de se sauver par une plus noble voie; mais si cette intention est réelle, elle est bien détournée, bien difficile
à apercevoir: et peut-être loin de sauver ainsi l'héroïsme
Virgde, on Ta remarque, a prêtées depuis à Énée, tenté d'immoler lléiène(^n.. Il, 567 sqq.)