‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 500 sur 893 · Ibid. , , · texte numérisé non relu

Ibid. , ,

3. Je ne cite rien de sa pièce plus connue, dont le Théâtre des Grecs, les notes du Sénèque de M. J. Pierrot, contiennent des extraits,

et qu'on peut lire en entier au 1V« volume de l'édition de ses œuvres, donnée en 1«20 par M. VioUet-le-Duc.

4. 1664. Entre les pièces de Garnier, de Potrou et celle de Racine, M. J. Pierrot, dans les notes de son édition de Sénèque, plice deux

Thébaide: l'une de Robelin, en 1584 ^ l'autre de Boyer, en 16G0.

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la liberté espagnole de ses intrigues. Le fait est qu'il n'a presque rien pris à la pièce grecque, qu'il y a laissé surtout ce qui la caractérise le plus et ce qu'il admirait*, le caractère intéressant donné à Polynic?. Chez lui, comme

chez les modèles qu'il a préférés, tout est égal entre les

deux frères, et même, si quelqu'un d'eux a des sentiments plus ambitieux, plus tyranniques, plus farouches,

c'est assurément Polynice. Nous n'y pouvons reconnaître, sur la foi de la préface, celui qu'Euripide avait peint de couleurs si touchantes, qu'il nous avait fait aimer malgré son crime ; nous lui disons comme Jocaste :

Et vous que je croyais plus doux et plus soumis '.

Longtemps après Racine, Alfîeri' est rentré dans la

voie de l'intérêt négligée depuis Euripide. Il a rendu à Polynice l'affection du spectateur. Peut-être seulement a-t-il trop amolli son caractère, tandis que, par opposition, c'était chez lui un système, une habitude, il chargeait outre mesure, dans le rôle d'Étéocle, les couleurs de la tyrannie, qu'il ajoutait à la violence que ce nom rappelle une profonde et horrible hypocrisie. Du Gréon de Racine, auquel seulement il a prêté des projets plus arrêtés et une conduite plus suivie, il a fait le ressort de son intrigue. C'est lui qui, pour arriver au trône par la

mine des enfants d'Œdipe, s'applique sans cesse à les

animer l'un contre l'autre, tandis que Jocaste et Antigone

s'occupent, avec non moins de persévérance, de les réconcilier. Il résulte de cette disposition que le sujet se traite, sous forme de plaidoyers, entre ces personnages secondaires, qui sont comme les bons et les mauvais génies des deux frères. L'importance de ceux-ci, le plus

1. J'ai pour parants de cette admintion des notes écrites de sa main sur un exemplaire d'Euripide qui lui a appartenu, et qui venu, je

crois, de L Racine à Lefranc de Pompignan, a passé depuis dans la bibliothèque de Toulouse.

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