Acte IV, se
3. Polynice, J783. Voyez sur Alfieri, t. I,p. 163, 338; II, 289sqq.. 375 sqq. ; III, 234 sqq. . 32i.
LES PHÉNICIENNES
souvent témoins passifs de ce débat, en est considérablement affaiblie, et avec elle l'intérêt. Ajoutons que des repétitions inévitables, dans une fable ainsi conçue, y répandraient beaucoup de monotonie et de langueur, si 1 esprit
n'était réveillé par l'énergie de pensée et de style ordinaire
à Alfieri. Au quatrième acte, la tragédie se rechauffe tout
à coup par une scène d'un grand effet théâtral, qui, pour
rappeler assez visiblement Atrée etThyeste, et Rodogune, n'en fait pas moins beaucoup d'honneur au poète. Les deux frères vont se réconcilier ; ils doivent vider tous deux, en signe de paix, la coupe sacrée de leurs aïeux; mais, par les conseils de Créon , Étéocle a empoisonne cette coupe, et le même Gréon a révélé à Polynice le secret du complot tramé contre lui. On comprend quel e terrible
explication doit suivre ; on devine quel redoublement de
haine elle produira. Une autre scène très-vive, est celle où Alfieri a osé mettre en action 1 affreux denoument,
Étéocle a été seul blessé à mort dans le combat. On e rapporte expirant, et Polynice le suit pénétre d une noble douleur et lui demandant grâce. Le monstre iemt de pardonner, il reçoit son frère dans ses bras et le poignarde. C'est là une conception forte, mais, je le crains b.en, un horiible spectacle. ,,^n•
On y voit un exemple du tour origmal qu Alfieri savait
donner aux sujets de l'antique tragédie, presque tous renouvelés par lui. Cette espèce de nouveauté que ses inventions avaient rendue aux scènes delà Thebaïde, a tente
un poète français. Legouvé* a transporté sur notre théâtre, avec quelques traits d'Euripide habilement renouvelés, le ; dénoûment de la pièce italienne. Mais c'est a Ducis, au plus éloquent des successeurs tragiques de Voltaire, a l'auteur d'Œdipe chez Admète et d'Abufar, dont les accents énergiques et tendres animaient alors si puissamment la scène française», qu'il faut rapporter les plus
i. fltei's-Î^Duci», t. I, p. 337. 357, 361, 375; II. 208 sqq.; 111, 330 sqq.
ïenaTle L";,f^'^°"« ''^ ''«"'««^ d'Éféocle. Il se souvenait de Salema , exprimant à Pharon son affection
Poî;„r: ""'■ ^"^°' " ^^'"'' '^'^ P- Anti^one ?
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J aimais a contem,,ler, dan's un avide etlroi
Le rmsseau que tu mis entre ta saur e îo '
Dans'ni'rn '' r ■"" ^"^ « '« suivre réd te' l)ans un long horizon accompagna ta fuite- L arbre qui me soutint quand jf ne te vis ^lus»
ŒDIPE
Quoi I l'un contre l'autre ?...
Oui.
ŒDIPE
Je suis enfin vengé I
ÉTÉOCLE
Oui, nous versons le sang dont nos mains sont avides.
Euménidesl...
POLYNICE
Grands dieux I
ŒDIPE
v^l tiif ^iT 'r '^ -?es^-'S"'"'
voila, voilà 1 instant que vous m'avez promis