‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 539 sur 893 · tpist. II, 1, 56, l6osq.; ad Pison,, 2o · texte numérisé non relu

tpist. II, 1, 56, l6osq.; ad Pison,, 2o

^ Cac Enist. ad Quintum fratrem, 111, 1, b, y,

6 Avar t V mue, Catulle {Carm. lxiv, 364 sqq ^ avant Ov.de, Pror.arnf^(Fhn III XIII 55), s'cR étaient souvBnus. Clicz CatLille, Ics Parques a- oL^^ et à Pelée le fils qui naîtra d'eux, u.voque 2omme dernier témoin de sa gloire « la viclime accordée à ses tnânes, quTnd le lerire funèbre amassé sur sa noble cendre recevra le beau corps dune vierge immolée. »

Deniaue testis erit morti quoque dediU praeda, Ouuro teres excelso coacervatum aggere bustuno Excipiet riveos perculsae virginis anus.

LES TROYENNES. — IlÉCUBE.

autels, ses citoyens surpris et massacrés, ses femmes outragées et tramées en esclavao^e, ne sont-ce pas autant do réminiscences des deux tragédies d'Euripide » ? Virgile ne s'occupe pas laborieusement de s'approprier par l'artifice de l'imitation t lie pensée, telle image, tel vers du poète ^rec. C'est son esprit qu'il lui dérobe, et en louant chez

lui ces traits d'une tristesse mélancolique que lui inspire

le spectacle de la grandeur déchue, de l'esclavage , de

l'exil- cette expression dont la vérité pénétrante n'est jamais'altérée par la grâce, l'élégance, l'élévation du langage, il est juste de reporter une part de cet éloge aux

modèles de la Grèce, qui, avec la nature, avaient formé

son génie. i. j-* -i

Ovide avait vu Virgile; mais, lui-même nous 1 a dit, il

n'avait fait que de le voir», et déjà se perd dans son ingénieuse et brillante poésie ce naturel exquis de la muse

grecque, dont le chantre d'Énée conserva plus fidèlement

la tradition 5. Ses Métamorphoses contiennent une sorte

d'abrégé des Troyennes^ et surtout d'Hécube. Marmontel qui le cite* comme un modèle d'éloquence poétique y assure que Cantiquité n'a rien de pfus éloquent, et le traducteur

Saint-Ange, qui croyait, en égalant Ovide à Virgile, se placer lui-même à côté de Delille, enregistre avec joie dans ses notes ce jugement, que nous nous permettrons de casser. Gomment ni l'un ni l'autre n'ont-ils eu la curiosité bien naturelle et bien facile à satisfaire, de s'assurer si l'original n'était pas, par hasard, comme il arrive

assez généralement, plus éloquent encore que la copie?

S'ils eussent fait cette comparaison, leur eût-il échappe

qu'Ovide, dans des vers pleins assurément de iacilité., d'élégance, d'éclat, qui même quelquefois ne manquent m de force ni' de sentiment, a cependant mêlé à ces accents nue le poète grec semblait avoir traduits de la nature ellemême, les recherches subtiles du bel esprit! Et, pour en

l.yEneidJ,ll,inpassim.

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