‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 552 sur 893 · Voyez t. III, p · texte numérisé non relu

Voyez t. III, p

LES TROYENNES. — HÉCUBE

VfJécube du premier une l'olyxène et de la Troade du second un Astyanax, où se fait encore sentir, dans quelques vers simples et touchants, l'heureuse influence des modèles grecs*.

L'Hamlel de Shakspeare^ contient un singulier témoignage de l'estime qu'on accordait alors au génie de Sénèque, et qui en faisait comme le représentant principal de l'antique tragédie. Tandis que le prince de Danemark est en proie à ses ennuis mélancoliques, à ses noirs soupçons, on lui annonce l'arrivée d'une troupe de comédiens.

Leur introducteur, en vantant leur talent universel, se

sert de ces expressions ; « Sénèque n'a rien de trop triste.

1. Voyez Ginguené, Histoire littéraire d'itatie^ partie 11% ch. xxi. Il cite au IV« acte, comme ne venant ni d'Kuripide ni de Sénèque, mais sans en indi(]uer le rapport ingénieux avec un passage célèbre d'Hom(Te [lliad. VI, 466 sqq.),ceite plainte d'Andromaque, au momenl où on lui arrache son fils :

« Tu naquis au milieu des armes et des horreurs d'un siège. Tu ne vis jamais un visage riant, un visage sur lequel ne fussent pas empreintes ou la colère , ou la crainte, ou la douleur, ou la mort. Les ruines, les incendies, les bûchers, le sang, furent tes fêtes et tes jeux ; tes parents n'ont |.u le caresser sans t'effrayer par leurs armes et par les panaches qui flottaient sur leur casque de fer. Tu n'offensas jamais personne, et tu es destiné à un tel excès de malheur!... »

Tu se'nato tra l'arme assediato, £ puoi ben dir che non bai visto mai Pur un volto ridente, un volto in oui Non fosse scoito e colorato esfir. sso G ira, o tema, o pianto. o duoio, o morte. Solo ruine, incendi. roghi e sangue State son le tue feste, i tuoi trastulli ; Né t'han potuto far vezzi i parenti, Senza pria spaventarti, avendo in testa Con creste minaccianti elmi di ferro.

Da te mai non fu alcuno olTeso, e sei

A tanto precipizio destinato !,.. etc.

Dans une dissertation récente de M. V. Faguet, Métastase considéré

comme critique, 1856, on trouve, parmi d'intéressants détails sur l'histoire de l'ancien théâtre italien, la citation d'un autre pas-age, que nous avons plus haut, p. 406, comme traduit d'avance, d'après son modèle latin :

Lascia, figliolo mio, lascia le spirto Nobile alquanto, e quel procéder grande Che tu traggi da gli avi e da i bisavi, £ togli quel che ti dà la tua sorte.

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