Voyez le recueil de ses Œuvres inédites, publié en
2. Ajoutons, en 1813, les éiOgps de M. deSismondidanssonouvncre
sur les littératures du midi de l'Europe, ch. xxi. Par la Polissena de M. Niccolini, s'ouvre le recueil de ses Œuvres^ publié à Florence, en 18o2 t. I, p. 1 et suiv. La liste de ces Polyxènes s'est augmentée, lionorablemviiit,de celle i^u'a imprimée, en 1832, M. L.de Vauzelles, déjà auteur, en 1860. d'une Akcste, Voyez plus haut, p. 240.
LES TROYENNES
liECUBE.
tème complet de la tragédie grecque; la seconde sur un sujet emprunté de l'Écriture ; la troisième sur un sujet
tiré de l'histoire des temps modernes.
€ Je n'ai exécuté mon dessein qu'en partie : j'ai le plan
en prose et quelques scènes en vers de ma tragédie grecque, Astyanax.... »
Il est bien à regretter que l'illustre écrivain n'ait pas poussé jusqu'au bout cette expérience et décidé, par son exemple, si la tragédie grecque peut être en effet transportée sur notre scène, avec la vérité de ses mœurs, et la simplicité de son intrigue La première n'arrêterait plus,
aujourd'hui que notre goût est devenu cosmopolite et recherche de préférence chez les nations étrangères ce qui
nous ressemble le moins. Mais peut-être n'en est-il pas
de même de la seconde, que repousse notre amour toujours
plus vif pour la complication de la fable, la rapidité de l'action. Je ne crois pas qu'on parvienne jamais à nous faire
prendre en patience les calmes et contemplatifs développements de la tragédie grecque. Ce qu'il faut lui demander, ce ne sont pas ses sujets, ni la forme de ses drames, les
uns usés et l'autre incompatible avec l'allure actuelle de notre imagination; c'est, s'il se peut, ce secret que nous
cherchons encore d être variés, mais sans bigarrure et sans
dispaiate ; vrais, mais d'une vérité choisie ; simples, mais
avec simplicité.
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