V. 677 sqr
iSei'gKifieUsiiiQsd.AK.Gfiiiç., p.36,
commença l'usage *, c'est-à-dire c^uelquc temps après la fameuse peste d'Athènes*, on en pourra tirer une date
approximative et probable de la pilice, et la faire à peu près contemporaine de l'Œdipe /lot, voisin lui-même, cela a été
dit. du même événement'.
Cependant Lycus ne tarde pas, on l'avait prévu, à venir réclamer ses victimes, et, connme Amphitryon se
reiuse à les lui amener, il entre, sans défiance, pour les
prendre lui-même. Amphitryon le suit de près, disant au
chœur, avec cette expression Je passion vindicative
f|u'Euripide prête volontiers à, ses vieillards et qui leur retire quelquefois de notre intérêt, qu'il veut l'aller voir
mourir. Suit une scène où le chœur, se partageant en
deux troupes, ou, selon d'autres', faisant parler tour à
tour ses quinze personnages, exprime tumultueusement
ses vcBux, ses espérances, son inquiète attente, jusqu'au ncionaent où les cris de Lycvis moiirant lui apprennent qtae
lea aicux, dont on accusait ia longue patience, ont fait jus-
tice, et que la rétribution vengeresse est accomplie. Alors il
entonne un cliant d'allégresse, ou îl céleLre et invite Tkètes
entière, toutes les divinités thébaines, à célébrer avec lui la victoire d'Hercule.
Inutile victoire, aussitôt suivie d'une effroyable calamité'I Hercule va devenir le héros d'une seconde tra-
1. Oofcjckli, jSconotixie :)actliliqij.e des Athén-icns , l\, 112. , 16j Corjyvcs -i-n.crispt. grj^c, pars II, cl. n, n° 1 5ÎJ ; BergR, ibiti., p. S'i sqq.
i< mmm année de la uïiiïjir olympiade. Voyez TIlucydid .
m, 104; Diod. Sic. XII. 58, etc. Cf. Clinton, Fast., heUeiiic, p. 70.
^3. Voyez t. Il, p. ic3 5(]([. u và^m p^gc \^^m à UDB dinre
circonstance, la restitution cle Délos à ses habitants (Diod. Sic. XII,
77), a confirmé M. Xh. Fix dans l'opinion rappelée plus haut, page 5, note 1 , que la date de i^Merciile furieux est la première année de la
cx«= olYmpiade. Cette date est d'ailleurs celle qui s'accorde le mieux
avec 1 allusion qu'Kuripide, dans les v. 660 et suivants, paraît faire à sa propre vieillesse, de l'aveu de la plupart des critiques, J. A. Har-
tung, rh. Fix, W.; Artaud, traduction d'Kuripide, 1842, t.II,p.5l2;
E. Moncourt , Pe pane mUrko. et comica in tragœdiis Euripidiis,
18IS1, p. 75, etc. Euripide, né la première année de la lxxv" olympiade, aurait eu da-->s la première année de la xc soixante ans. •4. flo'-l- Hernaan, Fr^rfat. a.d Hei cxtl. ri*r.
ô. y. eog,
cuniriDB
gééLÎGj mais bien peu somlilatile à la première, où ce même père que nous avons vu l'heureux libérateur de ses en-
fants, nous !e verrons leur involontaire et inconsolable assassin. C'est dans le brusque passage de l'une à l'autre,
dans le contraste qui en résulte, que le poëte a cherché, el
peut être trouvé, je l'aï déjà dit et je dois ici le répéter, l'uixîté de sou drame ' .
Tandis tlUC les yi^illc^^dS S'at^andonnent encore aux
mouvements d'une joie délirante, ils aperçoivent tout à
coup, avec lerreur, planant sur la maison û Hercule, IIHÛ
afireuse I^urie. C'est la Furie de la rage, Lyssa, qu'Iris, par ordre de Junon, a été chercher aux enfers, pour
qu'elle trouble l'esprit du héros et lui fasse metlre à mort, dans un transport de frén'^isie sanguinaire, ces mêmes enfants dont il vient de sauver la vie. L'ordre est si bar-
bare, que la Furie elle-même, touchée de pitié, y résiste d'abord; joaais quand Iris l'a répété avec autorité, aia
nom de la puissante déesse qu'eue représente et au
sien, il faut bien que Lyssa, divinité subalterne, s'y soumette; reprenant alors, avec docilité, SOn caractère la-
roucbe, elle annonce, en termes effrayants, quels prodi—
Ë'ieux effets vont suivre son entrée dans la demeure
d'Hercule. Us semblent même déjà commencer à Se produire à mesure qu'elle parle, et le chœur les déplore,
comme accomplis, par un chant de désolation, que Ton a
eu l'idée 2 de distribuer, ainsi que d'autres morceaux ly— riqxies de cette pièce, entre plu^sievirs interlocuteurs, pour
ajouter au trouble de la scène.
Avant Euripide, Escliyle avait introduit dans une de ses tragédies, aujourd'hui perdue', une FuriC portâut
aussi le nom de Lyssa, et sans doute chargée du m"'-""
eme
l. M. Hartung, qui s'applique à raeUre en lumière cette unité, est
bien sévère pour ceux qui ne l'aperçoivent pas; il les appelle hommes
vecordes^ et traite assez mal Lessing lui-même à 08 sujet, ihiij p. 29,