Hesych.; Suid., v. NE(jLYi(7£t; {crO'.piiwv
2. Denioslh. in Mid.; Anoiiym., Vit. yE.<chin. Cf. BœKiger, Quid sit doccre fahulam; Opusc. , p. 287 ; Grysar, De giwc. Irag., etc., p. 22.
3. Ad. Pison.yV. 192. — 4. Pliitarch., Prœccpt.politic. , >xi;Cic.» Divin, in Cœcii.j xv. — 5. Barthélémy, Aîiacharsis, lxx; Grysar, ibid.j p. 25.
6. Boeitiger, De Ad. pritn., secund. et tcrtiarum partium, Opusc, p. 3Usqq.
HISTOIRE GÉNÉRALE
cution de son œuvre. Dès lors il y trouva des collaborateurs, et quelquefois plus, dans de grands artistes qui marquaient certains rôles de leur empreinte personnelle et, comme nos auteurs permettent qu'on le dise aujourd'hui, les créaient. Ainsi, à la Niobé, aux Epigones, soit
d Eschyle, soit de Sophocle, on ne sait, à l'AjûX, à 1*Ajitigone de ce dernier, au Phœnix d'Euripide, attachèrent leurs noms Œiprus \ Andronicus % Timothée », Melon* Théodore', Aristodème «. Je ne parle pas d'Hëgélochus' acteur distingué toutefois, qui attacha le siea d'une tout
autre manière, par un accident ridicule, sur lequel Aristophane et les comiques ne tarissent pas, à l'Oreste d'Euripide '. Les acteurs furent désormais de moitié dans la gloire du succès, et il n'est pas téméraire de croire que plus d une fois, ils se lattribuèrent tout entière. Il avait
cutant de vanité que de talent, cet illustre tragédien dont
Il nous est parvenu tant d'éloges, qui, selon l'historien
Duns de Samos , commandait, en habit de théâtre les
rameurs du vaisseau sur lequel Alcibiade rentra dans sa patrie, semblant lui-même prendre sa part de ce retour
triomphal », et à qui Agésilas, choqué de ses grands airs
et de son abord familier, dit un jour, en langage lacédé-
monien : « N'es-tu pas le décélis^e, c'est-à-dire le bouffon
Callipide^?» Quelques années plus tard, un autre tragédien, dont on ignore le nom, au moment de paraître dans
un rôle de reine, demandait au chorége, qui s'appelait
Mélanlhms, un cortège de femmes richement vêtues, et,
ne l'obtenant pas, insistait avec emportement, sans s'occuper du public qui attendait. Le chorége, qui y songeait davantage, perdit patience et le poussa par les épaules
1. Schol. ad Ari-ioph Yesp., 592. -2. Athcn., Deipn., Xlir - -f^lL -1 md ^•^'''•' '• ^^^- - ^- ^^™°^^^^' ' dffàlsa légat.