‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 590 sur 893 · I, 456-, VI, 13. j · texte numérisé non relu

I, 456-, VI, 13. j

5. Musgrave. Cf. Bœckh., ihid., etc. Voyez, en dernier heu, H. Weil, De Tragœdiarum grœcarum cum rchus puhlicis conjuncttone,

6 Par Phormion, dans la quatrième année de la i.xxxvn» olympiade. Voyez Thucydide, II, 84; Diodore de S cile, XII, 48; Pausan., P/ioc, XI. Au vers 1592 de la pièce, dans la mention peu nécessaire du lieu oii s'était passé l'événement, du cap Rhium, on a vu une nouvelle Alusion à cet événement, et une preuve de plus qu'il n'avait pas précédé de beaucoup la représentation de la tragédie elle-même. J. A. Hartimg, Euripid. r<slitut., 1843, t. I, p. 448 sqq., Th. Fix, Euripid., éd. F.

Di tôt, 1843, Chronol. fabul., p. x, se sont depuis, par d'autres raisons qu'il serait trop long de reproduire ici, d^cid<'s, le piemirr pour une date à peu près pareille, la deuxième année de la Lxxxviii* olympiade, l'autre pour une date bien différente, une des années de la xc" olympiade.

ION

verons tout à Theure dans cette même pièce un autre exemple, ne va guère sans anachronisme. Il est ici question d'une représentation des travaux d'Hercule, que

les annales mythologi(|ues font naître pourtant après

Ion.

Cette scène épisodique où l'arrivée de Creuse est annoncée, se prolonge encore quelques moments*, comme pour augmenter l'impatience qua le spectateur de la voir paraître. Il n'y a pas au théâtre de situations plus attachantes que celles où s'abordent ainsi des personnages qui ont un vif intérêt à se connaître et qui s'ignorent. On suit avec une curiosité inquiète un entretien dont chaque mot rapproche ou recule l'instant de la découverte. Telle est, dans YŒdipe /?oi, la scène fameuse

de la double confidence , telle est, dans Vion, la scène qui nous occupe en ce moment. La marche est la même des deux côtés, mais l'impression diffère, douloureuse et terrible chez Sophocle % douce et touchante chez Euripide.

Le dialbgue est conduit avec un art singulier. Il commence, comme c'est l'usage, par quelques paroles indifférentes, mais qui, mettant les interlocuteurs sur la trace de leurs misères secrètes, semblent devoir à chaque instant provoquer une explication. Bientôt des questions

plus directes les amènent à des réponses plus précises,

et, sans se reconnaître encore, ils aperçoivent cependant

entre eux des rapports bien étranges.

Le jeune prêtre a demandé à la reine d'Athènes ce qui l'amène à Delphes avec le roi son époux, et sur quoi ils veulent consulter l'oracle. Elle a répondu, ce que nous savons déjà, qu'unis depuis plusieurs années, ils sont sans postérité, et que, dans leur malheur, l'idée leur est venue de s'adresser au dieu. « Ainsi, reprend Ion, vous

n avez jamais été mère ? ~ Apollon le sait, » réplique

1. V. 183-239. Sur la distribution probable <les strophes qui composent CClte scène enire les divers personnages du chœur, cuire Musg-ave, voyez Bœckh, ibid., ch. vii.

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