VOreste, par exemple. Voyez notre t. III, p. 268 sqq
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dit, si cet esclave indique minutieusement la torme el la
dimension de la salle où le jeune Ion traitait ses arnis*, c'est pour faire allusion à celles du Parthénon, qui étaient exactement les mêmes. S'il décrit les tapisseries dont
l'intérieur de cette salle était orné*, c'est pour rappeler
quelques compositions célèbres du temps». On pourrait peut-être contester la réalité de ces intentions officieusement prêtées à Euripide ; mais ce qui est incontestable, c'est que le poète, en plaçant parmi ces décorations la
peinture d'un combat entre les vaisseaux des Grecs et
ceux des barbares \ a célébré par anticipation la mémoire, si chère aux oreilles athéniennes, du triomphe de
Salamme ^ .
Le reste du récit est fort curieux par les détails de
mœurs qu'il fait connaître ; il est en même temps fort
riche d'invention et de poésie. On y apprend que le complice de Creuse s'était introduit parmi les convives d Ion ; qu'usurpant sur les jeunes gens, à la grande joie de l'Assemblée, comme Vulcain dans le premier chant de
riliade, les fonctions d'échanson, il était parvenu a empoisonner sa coupe. Mais un hasard heureux a mis ob stade au crime prêt à se commettre. Une parole de mauvais augure est prononcée, le jeune prêtre demande une coupe nouvelle et répand sur la terre celle qu il tient
entre ses mains, invitant ses amis à suivre son exemple. En
cet instant une troupe de colombes s'abat dans la tente pour s'abreuver de la liqueur qui inonde la terre. Une d'elles expire aux pieds d'Ion dans des convulsions effrayantes, qui décèlent le poison. Le vieillard est saisi ;
traîné devant un tribunal, il y avoue le crime, et celle qui
Va commandé est condamnée à expier par son supplice
l C'esVropmmn de Musgrave, de Prévost, peut-être de Barthélémy :
dan'ssa description de Delphes, il est question d'an repas sous une tente comme celle d'Ion, avec les marnes ornements {Anacharsis, ch.
xxii).