‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 593 sur 893 · VOreste, par exemple. Voyez notre t. III, p. 268 sqq · texte numérisé non relu

VOreste, par exemple. Voyez notre t. III, p. 268 sqq

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dit, si cet esclave indique minutieusement la torme el la

dimension de la salle où le jeune Ion traitait ses arnis*, c'est pour faire allusion à celles du Parthénon, qui étaient exactement les mêmes. S'il décrit les tapisseries dont

l'intérieur de cette salle était orné*, c'est pour rappeler

quelques compositions célèbres du temps». On pourrait peut-être contester la réalité de ces intentions officieusement prêtées à Euripide ; mais ce qui est incontestable, c'est que le poète, en plaçant parmi ces décorations la

peinture d'un combat entre les vaisseaux des Grecs et

ceux des barbares \ a célébré par anticipation la mémoire, si chère aux oreilles athéniennes, du triomphe de

Salamme ^ .

Le reste du récit est fort curieux par les détails de

mœurs qu'il fait connaître ; il est en même temps fort

riche d'invention et de poésie. On y apprend que le complice de Creuse s'était introduit parmi les convives d Ion ; qu'usurpant sur les jeunes gens, à la grande joie de l'Assemblée, comme Vulcain dans le premier chant de

riliade, les fonctions d'échanson, il était parvenu a empoisonner sa coupe. Mais un hasard heureux a mis ob stade au crime prêt à se commettre. Une parole de mauvais augure est prononcée, le jeune prêtre demande une coupe nouvelle et répand sur la terre celle qu il tient

entre ses mains, invitant ses amis à suivre son exemple. En

cet instant une troupe de colombes s'abat dans la tente pour s'abreuver de la liqueur qui inonde la terre. Une d'elles expire aux pieds d'Ion dans des convulsions effrayantes, qui décèlent le poison. Le vieillard est saisi ;

traîné devant un tribunal, il y avoue le crime, et celle qui

Va commandé est condamnée à expier par son supplice

l C'esVropmmn de Musgrave, de Prévost, peut-être de Barthélémy :

dan'ssa description de Delphes, il est question d'an repas sous une tente comme celle d'Ion, avec les marnes ornements {Anacharsis, ch.

xxii).

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