Vit. Lysandr., c
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ment en beaucoup de clioses, mais surtout par sa gravite
•sa sublimité, du drame très-profane avec lequel el e oflre
de si frappants rapports; mais elle 1"/ /««««""^^l^ ^"f \ '°
trop de joints pour que celte ressemblance ne sotU,u ac cidïntelle. Dans les morceaux que j ai cites, et qu j
choisis de préférence parmi les passages les pl"« P[°PJ«^
à provoquer ce rapprochement, na-t -on pas a peu près
retrouvé ce trait si connu, par exemple,
De ses bras innocents je me sentis presser ,
et ces autres encore :
. Je suis, dit-on, un orphelin ' Entre les bras de Dieu jeté -lès n«a naissance Et qui de mes parents n'eus jamais connaissance.
Ce temple est mon pays, je n'en connais point d'autre.
Tous les jours je l'invoque, et d'un soin paterne
Il me nourrit des dons offerts sur son autel.
Moi, des bienfaits de Dieu je perdrais la mémoire ' !
et plus que ces beautés de détail, quelque chose de la naïveté enfantine de Joas, delà cunos.ié mquiete d Athal , du tour si familièrement tragique de leur entretien ?N estil pas bien remarquable que Racine ait su amsi mêler n faustère inspiration des Livres saints, les gracieux et
riants souvenirs de la muse païenne, et, sous la double
influence de modèles si divers , produire , sans trace
d'effort, le plus original de ses che s-d'œuvre ? Qu on dise après cela que l'imitation efface nécessairement es traits àa eénie ! Autant vaudrait prétendre que le soleil étranger, qui colore le visage d'un voyageur, change sa
nhvsionomie.
Une pièce toute mythologique, toute grecque toute athénienne, comme l'/on, se prêtait-elle, chez les modernes, à une imitation plus directe ? 0" l'a cru dans la docte