Ibid., V
7. God Hermann, praefat. ad^el., p. vm; etc. Voyez Bode, flwtoire
de la poésie grecque, tragédie, t. III , p. 489.
gie*, et que la première avait été donnée comme la
seconde, dont on sait la date*, la quatrième année de
la xci'' olympiade. Or, à cette époque n voisine du désastre de Sicile, la paix n'existait certainement pas entre les Athéniens et les Lacédémoniens. Seulement, Euripide , corame Aristophane , qui , vers le même temps, la conseillait dans sa Lysistrate', pouvait bien de son côté y préparer indirectement par ces peintures plus favorables des représentants poétiques de Lacé-
démone.
L7/e/ène a été sinon maltraitée, du moins dédaignée
des critiques*. Sans doute il s'y trouve des défauts que
j'ai pris soin de faire remarquer en passant, une doubla
exposition, des rôles épisodiques, des longueurs, des répétitions; mais elle ne laisse pas, avec tout cela, par le merveilleux des incidents, par la situation piquante oià ils placent les personnages, surtout par le jour nouveau sous lequel ils montrent les traditions les plus anciennes
et les plus universellement reçues de la mythologie^,
d'amuser l'imagination. C'est probablement tout ce qu'en
attendait Euripide ; c'est aussi tout ce que nous devons lui
demander.
Avec d'autres personnages, dont on pourrait prendre au sérieux le malheur et la vertu, la situation serait des
1. Nous avons eu occasion de dire, t. 11, p. 339, noie 1, que J. A. Harlung, Euripid. Restitut., 1844, t. II, p. 301 sqq., a. par une conjecture assez vraisemblable, placé en têie de cette tétralogie VÉlectre,
OÙ la fable de YHélène est en effet comme annoncée, v. 1271 sqq. Nous
a/ons fait connaître en même temps quels rapports l'ingénieux critique a établis entre les trois tragédies et les conséquences qu'il a cru pou-
vcir en tirer pour les expliquer allégoriquRment.
2. Schol., Ran., 53. Cf. Musgrave, Chronol. scen.; Clinton, Fast hellenic, p, 83.