Voyez Clinton, ibid
4. Non pas toutefois de Wieland son imitateur, comme il sera dit plus liin, et de J. A. Hartung,ibîd., qui a répété et développé les éloges de Wieland.
5. Racine, dans la seconde préface de son Andromaque, rappelle l'extrême liberté d'Euripide à cet égard, pour se justifier lui-même des changements de peu d'importance qu'il s'est permis de faire à la tradition poétique.
plus touchantes. Euripide lui-même l'a prouvé dans son Jphîgénie en Tauride. Tout est semblable entre les deux pièces, sauf l'impression; c'est, des deux parts, une princesse miraculeusement transportée dans une terre étrangère, puis retrouvée, contre toute attente, et enfin soustraite par artifice. Et non-seulement la donnée générale est pareille, mais jusque dans les détails se remarque la même conlormité : alternatives de crainte et d'espoir , rencontre et reconnaissance ; projets d'évasion que
favorisent et la crédulité superstitieuse du barbare qu'il faut tromper, et la complicité de compatriotes qui se rencontrent parmi ses esclaves, et la protection des dieux qui veillent sur le dénoûment et le sanctionnent par leur
présence ; enfin, comme on l'a. ingénieusement remarqué*, rôle actif et brillant donné dans l'intrigue au génie industrieux des femmes; il n'est rien qui ne se rapporte. Mais quelle différence pour l'intérêt pathétique entre des héros de fantaisie tels que se montrent ici Hélène et
Ménélas, et une Iphigénie, un Oreste, représentés selon
les traditions communes, dans leur réalité mythologique, si on peut le dire, et dont le nom seul éveille, avec le
souvenir d'eflroyables calamités, la plus douloureuse sympathie !
Iphigénie, amenée à Aulis pour y être immolée, a disparu sous le couteau de Galchas. Les témoins de cette aventure l'ont crue envolée au séjour des dieux. On
ignore, ce que ne paraît point avoir su Homère, mais ce qui a été connu d'Hésiode ^ de l'auteur des Chants cy-
priaques', d'Hérodote*, qu'elle a été transportée dans la Tauride par Diane, et attachée comme prêtresse au temple de cette divinité. Là un devoir cruel l'oblige, non pas de sacrifier de ses mains, ce qui serait révoltant et ce qu a évité soigneusement Euripide, mais de préparer
pour le sacrifice tout Grec que conduit en cette contrée