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francs et plus réels. Par exemple, -Guimond de La Touche veut que les discours d'Oreste puissent persuader à Iphigénie, sans que pourtant il cherche à la tromper, que son irère est mort. Gomment résout-il ce problème dramatique? Par ce dialogue :
Qu'est devenu ce fils?
ORESTE
L'horreur du monde.
IPHIGÉNIE
Grands dieux !
ORESTE
Las de traîner sa misère profonde, Il a cherché la mort ..., qu'il a trouvée enfin *.
Et La Harpe s'extasie sur l'habileté du poëte qui trompe Iphigénie, sans faire mentir Oreste. A quoi tient-elle cependant? A des réponses ou vagues ou équivoques, que le hasard seul de l'entretien a rendues telles, qu'il pouvait tout aussi bien rendre plus précises et plus claires,
et dont assurément ne devrait pas se contenter si facilement celle à qui on les adresse. Quoi! elle demande ce qu'est devenu le fils de Glytemnestre, et, lorsqu'on lui répond : U horreur du monde ^ elle se contente de s'écrier : Grands dieux ! comme si elle avait appris quelque chose !
Une expression obscure lui donne à entendre que son
frère est mort, et elle s'en tient là, sans s'inquiéter de savoir en quel lieu et comment ! G'est aussi trop peu de
curiosité, jamais vous ne trouverez chez les Grecs de ces
dialogues où les interlocuteurs semblent se parler tout
exprès pour ne point s'entendre, se chercher avec le dessein formel de ne se point rencontrer. Cet art, si c'en est un, leur manque entièrement, ils n'en ont point donné l'exemple aux modernes, et La Harpe a tout à