Acte II, se
fait raison de l'appeler chez Guimond de La Touche une
fi Pf^Ckli DPT* fP
Je ne puis non plus approuver qu'il attribue généreusement soit à ce poëte, soit à ses devanciers, Duché et Lagrange, des inventions qu'il serait juste défaire remonter'jusqu'à Euripide, et auxquelles il est fort douteux que les imitateurs du tragique grec aient rien ajouté. La reconnaissance du frère et de la sœur, par exemple, telle qu'elle était chez lui et chez Polyidus, pouvait-elle être embellie en quelque chose et l'a-t-elle été ? La Harpe paraît le croire, puisqu'il dit magistralement : « Nous voulons des reconnaissances graduées avec plus d'art. » Quant à moi, je le trouve tout à la fois et bien dédaigneux si de telles beautés ne peuvent le satisfaire, et bien indulgent s'il lui suffit de ce qu'on y a substitué.
Cette revue ne doit comprendre que les ouvrages restés au théâtre ou dans la mémoire. Je ne crois donc pas devoir l'interrompre en m'arrêtant à une Iphigénie en Tauride*, imprimée en 1757, au fort du succès de Guimond de La Touche, et qui, malgré les éloges que lui donna Fréron ^ dans ses feuilles, ou plutôt d'après ces éloges mêmes, ne paraît pas avoir été très-propre à en troubler le cours. Je me hâte d'arriver à la composition la plus remarquable, sans aucune comparaison, où, depuis Euripide, ait été reproduit cet antique sujet, celle du célèbre Goethe.
Ce n'est pas qu'elle se rapproche davantage de 1 esprit
de la tragédie grecque. Elle manque, au contraire, presque entièrement de ce mérite que lui attribuent Mme de Staël ' et, ce qui est plus étonnant de la part d'un juge si compétent en pareille matière, W. Schlegel. Nous pouvons, en toute justice, renvoyer à l'Allemagne ces accusations d'infidélité aux mœurs et au goût antiques qu'elle nous a prodiguées. Son Iphigénie en Tauride est assurément plus