Cours de littérature dramatique, leçon xm
4. M. Hartung rappelle, ibid., d'autres parallèles de la picce grec-
BOBIPIDE, II.— 10
C'est dans Tannée 1786, pendant son voyage d'Italie,
qu'il la mit en vers, attiré déjà par un autre sujet, qui ne
surprendra pas les lecteurs de ce chapitre : ils en ont
VU * l'indication dans un de ces récits dont l'érudition d'Hygin empruntait la matière au théâtre tragique des
Grecs.
« Je m'étais pioposé, à mon départ de Cento, écrit Goethe, dans son voyage d'Italie, sous la date du 19 octobre 1786% de me remettre au travail de l'Iphigénie.
Mais voyez ce qui m'est advenu I II a plu à Tesprit de
faire passer devant mon âme le sujet de l'Iphigénie à
Delphes, et force m'a été de l'esquisser. J'en veux donner
ici le trait aussi rapide que possible :
K Electre ayant quelque espérance qu'Oreste apportera la statue de la Diane taurique à Delphes, paraît dans
le temple d'Apollon et consacre au dieu, comme expiation finale, la hache cruelle qui a consommé tant de forfaits dans la maison de Pélops. Elle se rencontre avec un jeune Grec qui lui raconte comment il a accompagné
Oreste et Pylade en Tauride, comment il a vu mener à la
mort les deux amis et s'est lui-même sauvé heureusement.
La violente Electre ne se connaît plus et ne sait si elle
doit tourner sa colère contre les dieux ou contre les
hommes. Cependant Iphigénie, Oreste et Pylade viennent aussi d'arriver à Delphes. Le calme religieux d'Iphigénie
contraste singulièrement avec l'emportement tout humain d'Electre, dans le rapprochement de ces deux femmes qui se rencontrent sans se reconnaître. Le Grec fugitif aperçoit Iphigénie ; il reconnaît en elle la prêtresse
qui a sacrifié les deux amis, et la dénonce à Electre.
que et de la pièce allemande par G. Hermann, Grever, G, E. Weber.
Nous y pouvons ajouter une thèse assez récemment soutenue, en 1864, par M. A. Lagrelle, devant la faculté des lettres de Paris : De celeber-
rima apud Germanos fabula quœ inscribitur Iphigenia Taurica,