‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 660 sur 893 · v. 300. Cf. Iliad., X, 437. > F · texte numérisé non relu

v. 300. Cf. Iliad., X, 437. > F

3. V. 321 sq. Elle a été, j:î crois, mal à propos blâmée par Beck. tbia. '

RHESUS.

Je pense que, de nouveau rentré dans sa tente, il n'entend pas les chants où le chœur célèbre, avec quelque grâce, quelque éclat poétique, dans Rhésus, dans ce jeune prince de Thrace qu'a engendré, non pas comme le

dit Homère*, Éionée, mais, selon une tradition plus récente, le Strymon, roulant ses eaux autour du chaste

corps d'une Muse^, le futur libérateur de Troie, celui qui

la rendra à la joie des festins; où il peint, sans doute pendant qu'il s'avance vers la tente d'Hector, son air royal et belliqueux, l'éclat de ses armes d'or, le reflet redoutable de son bouclier, dont le fils de Pelée sera luimême ébloui, le son menaçant des clochettes d'airain qui retentissent alentour. Ce dernier détail' n'est pas aussi propre aux mœurs des barbares qu'on pourrait le croire;

car c'est précisément ainsi, on peut s'en souvenir, qu'Es-

chyle a décrit le bouclier de Tydée\ Un critique y a vu^

ingénieusement, une expression symbolique de la jac^

tance.

Rhésus paraît enlin, cl Hector, qui est venu à sa rencontre lui adresse, nous pouvions nous y attendre, sur sa longue indifférence pour les dangers de Troie, des reproches assez vifs et d'un tour éloquent.

« Fils d'une mère aux chantsharmonieux, d'une des Muses" et du grand fleuve de la Thrace, du Strymon, toujours j'ai dit

la vérité ; je n'ai pas deux langages. Il y a longtemps, oui longtemps, que tu eusses dû venir partager nos travaux, au lieu do nous laisser, autant que cela dépendait de loi, succomber sous la lance des Argiens. Si tu n'as eu nul souci du salut de tes amis, tu ne diras pas que c'est parce qu'ils ne t'ont point appelé. Par combien de hérauts, d'ambassades, les Phrygiens

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